Valence ne comprend pas

alonsovalence Fernando Alonso à Valence  Photo :  AFP/VALDRIN XHEMAJ

La Ville de Valence se dit étonnée de la décision du circuit de Barcelone de vouloir continuer seul, refusant le principe d'alternance entre les deux circuits.

La réaction est venue du gouvernement local de la ville portuaire.

« Il y avait une entente entre les deux circuits pour assurer une alternance. Peut-être que le nouveau gouvernement régional a changé d'idée, on ne sait pas », a dit un porte-parole du gouvernement de Valence à l'agence Marca.

Mercredi, le président du circuit Catalunya de Barcelone a été clair. Il refuse l'alternance.

« Nous avons un contrat pour héberger le Grand Prix d'Espagne jusqu'en 2016, a fait valoir Vincente Aguilera dans le journal espagnol El Mundo Deportivo. Nous ne désirons pas alterner. Nous ne pouvons pas parler pour Valence, qui a des accords avec Bernie Ecclestone et sur lesquels nous n'avons rien à dire. »

Selon le journal espagnol, le dirigeant du circuit catalan aurait conclu un nouvel accord avec les institutions publiques locales pour obtenir de nouveaux financements pour l'avenir.

C'est un coup dur pour la ville de Valence, très touchée par la crise économique et lourdement endettée. Elle pensait garder sa course, selon le principe d'alternance. Le Grand Prix d'Europe y était présenté depuis 2008.

Bernie Ecclestone avait suggéré cette façon de faire aux deux organisations pour garder une course de F1 en Espagne, malgré la crise.

« Nous avons travaillé fort pour assurer la survie de la F1 à Valence grâce à l'alternance, a expliqué le porte-parole du gouvernement de Valence. Ça donnait une légitimité au Grand Prix en réduisant les coûts et en augmentant les revenus. »