Malgré la NASCAR, la F1 se défend

Le journal Austin American-Statesman Le journal Austin American-Statesman  Photo :  Austin American-Statesman

La une est non équivoque. La course d'Austin a marqué les esprits au Texas. Et la F1 a aimé l'expérience. Optimisme de rigueur.

Ils ont été 117 429 amateurs à garnir les gradins du circuit des Amériques. À ce nombre, il faut ajouter les 60 000 du vendredi et les 82 000 du samedi. Plus de 260 000 personnes durant le week-end pour une première fois, c'est encourageant.

La deuxième édition, en 2013, sera pour Austin et pour la communauté F1 un test plus sérieux.

Cette première édition du Grand Prix avait un concurrent de taille en la 36e et dernière épreuve de la saison de la NASCAR. Une heure après le départ du Grand Prix, les pilotes de stock-car ont pris d'assaut le circuit d'Homestead, et c'est finalement Brad Keselowski qui a remporté le titre à Miami.

Pas étonnant qu'il n'y ait pas eu grand cas de la course de F1 dans la presse nationale. Pas une ligne dans le quotidien USA Today ni dans le New York Daily News, quelques lignes dans le Washington Post, mais un article élogieux dans le New York Times.

« Après 25 ans d'efforts sans grand succès, le retour de la F1 s'est déroulé sur un circuit fait sur mesure pour cette série, peut-on lire dans l'article. Et dans la région d'Austin, une ville dont le slogan est « Conservons le cachet différent d'Austin ».

« Les spectateurs ont rempli les gradins et ont eu droit à une course passionnante entre les deux rivaux pour le titre mondial Sebastian Vettel et Fernando Alonso sur une piste qui tenu toutes ses promesses. »

Le New York Times Le New York Times  Photo :  The New York Times

Le réseau de télévision NBC, qui a acheté les droits de la F1 à partir de 2013, s'est fié aux textes d'agences pour raconter ce qui s'est passé.

Ainsi, lundi, sur le site web de NBC Sports, on peut lire de longs articles des agences Reuters et Associated Press.

Visiblement heureux, Bernie Ecclestone devra travailler à convaincre le réseau américain que la F1 mérite mieux, lui qui croit que la popularité de son sport passe par les cotes d'écoute de la télé.

Sebastian Vettel à Austin Sebastian Vettel à Austin  Photo :  AFP/TIMOTHY A. CLARY

« L'avenir de la F1 passe par les États-Unis, a dit Bernie Ecclestone, un brin vendeur. Je pense que nous allons terminer avec trois courses ici dans les trois prochaines années. »

« La course a été fantastique, ça a été vraiment une superbe bagarre. Si vous aviez essayé de planifier cela, de faire en sorte que le titre se joue lors de la dernière course, au Brésil, vous n'auriez pas pu écrire meilleur scénario que celui que nous venons de vivre. Tout le monde est heureux ici. Le gouverneur (Rick Perry) est heureux. Vous avez le sentiment du devoir accompli quand quelque chose fonctionne bien », a-t-il fait remarquer.

Les équipes ont en tout cas apprécié leur séjour.

« La piste est merveilleuse, a dit le patron de Red Bull Christian Horner. Je pense que nous avons vu une grande course aujourd'hui. Et l'enthousiasme des amateurs et du public dans la ville a été extraordinaire. On dirait que la F1 a conquis les coeurs, ici, au Texas. »

La page de l'inconnu est tournée. Place à la grande finale au Brésil.