Jenson Button voudrait bien défendre sa victoire électrisante de 2011 à Montréal, mais il admet avoir du mal avec le comportement de sa McLaren. Il vise le top 5 ce week-end.
Un texte de Philippe Crépeau
À l'image de la saison 2012, le Grand Prix du Canada est très ouvert. Il pourrait couronner un septième vainqueur cette saison, ce qui serait du jamais vu.
« C'est sûr qu'avec des pilotes de la trempe de Lewis, Michael et Kimi, il y a des chances d'avoir un vainqueur différent encore une fois », a dit Fernando Alonso jeudi dans le paddock du circuit Gilles-Villeneuve.
Alonso mène le classement des pilotes avec 76 points, trois points devant Sebastian Vettel et Mark Webber.
Deux noms reviennent souvent : Lewis Hamilton (McLaren) et Michael Schumacher (Mercedes-Benz).
« Disons que j'aime bien le no 7, a lancé Schumacher dans le paddock du circuit Gilles-Villeneuve. J'ai le sentiment que nous n'avons jamais été si proches de la victoire », a-t-il ajouté.
Jenson Button
Photo : AFP/Ker Robertson
Pour le vainqueur du Grand Prix du Canada de 2011, l'objectif de la victoire sera difficile à atteindre cette fois. Jenson Button se souvient bien de sa course.
« Je rattrapais Sebastian et mon ingénieur m'a dit que j'étais plus rapide que lui de 2,5 secondes au tour. Quelle sensation! », a admis Button.
Ça s'appelle l'instinct du prédateur. Mais un an plus tard, Button se sent moins vorace. Deux points et deux abandons à ses trois dernières courses. Il a glissé au 7e rang du classement des pilotes.
« Ça n'a pas été facile dans les dernières courses, et nous tentons de comprendre pourquoi je n'arrive pas à monter les pneus en température pendant les qualifications », a expliqué Button à Radio-Canada Sports.
Le Britannique se bat avec les pneus Pirelli, et par ricochet avec sa voiture pour être efficace sur un tour. Sa 13e place en qualif à Monaco l'a condamné. À Montréal, pas question de sortir du top 10.
Jenson Button dans le paddock de Montréal jeudi
Photo : Société Radio-Canada
« Nous avons trouvé quelque chose qui me permettra d'aller chercher le maximum des pneus, a dit Button, sans préciser la nature de ce quelque chose. Croisons-nous les doigts que nous pourrons bien travailler en essais et que nous roulerons sur le sec avant la qualif. »
Button veut avoir le temps de bien comprendre les pneus pour être plus efficace sur un tour (avec peu d'essence à bord). Il s'est donné comme objectif à Montréal de finir la course. Et si possible dans le top 5 pour remonter au classement.
« I need double digit points (NDLR : 10 et plus) in Montréal », a conclu Button.
S'il pouvait battre son coéquipier Lewis Hamilton, un des favoris du week-end, ce serait un bonus, car le coéquipier est le premier adversaire d'un pilote. Mais ça, Jenson Button ne le dira pas.