Kimi Raikkonen à Jerez
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Kimi Raikkonen a tiré ses premiers boulets, mardi, après avoir fait le meilleur temps du jour. Il trouve ridicule le système DRS qui permet de dépasser plus facilement.
Raikkonen continue d'apprivoiser la Lotus E20. Après avoir fait le meilleur temps mardi, il a cédé 6 dixièmes de seconde à Red Bull au terme de 117 tours mercredi. En plus, il est sorti deux fois de piste et a abîmé la voiture.
Le Finlandais apprend à utiliser un gadget apparu en 2011, le système DRS (l'aileron arrière mobile). Et il n'aime pas.
« La façon dont ça marche, c'est un peu ridicule, a-t-il dit dans sa franchise habituelle. Dépasser ne représente plus aucun défi. Vous appuyez sur le bouton, et vous passez.
« Mais je comprends qu'au moins, c'est mieux pour le spectacle », a-t-il ajouté, diplomate.
C'est Michael Schumacher qui a été le plus rapide mercredi, au terme de ses 132 tours, mais à bord d'une W02 de 2011 modifiée (avec échappements soufflés, interdits sur les nouvelles voitures). Il a été le premier à descendre dans les 78 secondes au tour.
Son chrono de 1 min 18 s 561/1000 lui a permis de devancer Mark Webber plus à l'aise dans la nouvelle RB8. L'Australien a négocié le circuit en 1:19,184 au bout de ses 97 tours.
Mark Webber dans la Red Bull RB8
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Red Bull
Chez McLaren, on salue la fiabilité de la MP4-27 à défaut de ses performances. Pour sa deuxième journée d'essais, Jenson Button a terminé à 1,1 seconde du temps de référence (1:20,688).
« C'est bien que Jenson ait pu faire 600 km sur deux jours sans un souci. C'est bon signe pour le reste de la semaine », a expliqué le directeur général de l'équipe David Redding.
On chuchote que McLaren songerait à modifier le museau de la voiture 2012, le seul à ne pas avoir de « marche d'escalier ».
« En devant abaisser le museau, certains ont dû faire un compromis et créer cette petite marche, a dit Paddy Lowe, directeur technique de McLaren au magazine Autosport. Certains ont eu des idées intéressantes, que nous étudions bien sûr. »
« Pour l'instant, nous n'avons pas choisi cette voie. Nous aurions pu, mais ce n'est pas notre philosophie », a-t-il ajouté.
Jenson Button à Jerez
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Cela dit, les équipes se parlent, car ces museaux disgracieux pourraient faire baisser les cotes d'écoute des courses, disent certains. Ce que personne ne souhaite. La possibilité d'un aménagement du règlement technique fait partie des échos circulant entre les murs du paddock.
Question de gaz
Pendant que les voitures tournent, la FIA surveille. Le délégué technique de la fédération internationale, Charlie Whiting, est à Jerez pour vérifier les systèmes d'échappement des voitures.
La FIA a en effet interdit les échappements soufflés en 2012, et elle entend bien faire respecter l'interdiction dans la lettre et dans l'esprit.
À partir de cette année, le souffle des gaz d'échappement ne doit en aucun cas apporter un gain aérodynamique. Les gaz doivent être soufflés vers le haut, et les 10 derniers centimètres des sorties d'échappement doivent être placés vers l'arrière et vers le haut (de 10 à 30 degrés).
« La FIA a été claire, mais il y a toujours le risque que quelqu'un présente quelque chose de très limite », a dit le directeur technique de Red Bull Adrian Newey, particulièrement irrité par la décision de la FIA.
Il faut dire que la RB7 de 2011 avait été conçue autour d'un système d'échappement très perfectionné qui donnait plus d'appui à la voiture.
« Il reste tout de même un vide qu'il est possible d'exploiter concernant la géométrie acceptable », a ajouté le directeur technique de Lotus James Allison.
Les équipes se regardent comme chien et chat à Jerez, et certaines n'hésitent pas à protéger leurs secrets. C'était le cas de Red Bull, mercredi, quand Mark Webber revenait aux puits.
Red Bull protège ses secrets.
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