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![]() Sports motorisésF1 - GP de Hongrie Les ordres, pour ou contre?Mise à jour le vendredi 30 juillet 2010 à 11 h 35
Mark Webber croit que le pilote le plus rapide a gagné à Hockenheim. « Felipe Massa a eu une chance de gagner la course, a dit le pilote australien. Il était très rapide au début, mais dans son deuxième relais, il n'a pas pu distancer Fernando. « Et Ferrari a choisi de faire gagner le plus rapide des deux », croit-il. Mais au-delà du rythme des pilotes de Ferrari, Webber admet que les consignes d'équipe ont la qualité de rendre la course transparente. « C'est très difficile à interdire, dit-il. Ça existe depuis 40 ans. Et ça va continuer. Dès que vous avez deux pilotes dans une équipe, il viendra un moment où l'équipe devra choisir. « C'est mieux que de saboter un arrêt aux puits, ou je pourrais m'entendre avec mon équipier ce soir à l'hôtel sur l'issue de la course, donne-t-il comme exemple. C'est quasi impossible d'interdire les consignes d'équipe. » De plus en plus de voix se font entendre pour faire disparaître cette interdiction qui, dans les faits, est très difficile à faire appliquer.
Déjà, le président de Ferrari Luca di Montezemolo avait demandé « qu'on arrête l'hypocrisie » au lendemain du Grand Prix d'Allemagne. Le patron de l'équipe Mercedes GP Ross Brawn a ensuite parlé dans le même sens. Selon lui, les consignes d'équipe ont leur raison d'être. « Nous comprenons la réaction du public, mais l'interdiction des consignes ne fonctionne pas, car elle ne correspond pas à la réalité. C'est tellement simple pour un pilote de faire volontairement une petite erreur afin que l'autre passe. Les équipes et la FIA doivent en discuter pour trouver une solution transparente, qui respecte l'intégrité de la discipline, qui je le rappelle, est un sport d'équipe. » Rappelons que Ross Brawn était le stratège de Ferrari lors du Grand Prix d'Autriche 2002, quand Rubens Barrichello avait laissé passer Michael Schumacher dans les derniers mètres. Au contraire, pour le patron de Red Bull Christian Horner, la FIA doit maintenir l'interdiction des consignes d'équipe pour que les pilotes puissent continuer à se battre en piste.
« Le règlement a sa raison d'être, explique-t-il. Pour éviter que se reproduise ce qui s'est passé en Autriche en 2002. Nous devons en discuter (les équipes et la FIA). Mais je crois que la F1 a profité ces dernières années des batailles en piste. Et il faut les encourager plutôt que les éliminer. » Christian Horner sait bien sûr que les consignes d'équipe ont toujours existé. « La différence est qu'aujourd'hui, c'est interdit. Et il doit y avoir débat entre la FIA et les équipes, admet-il. Nous avons laissé nos pilotes se battre en piste cette saison, et nous en avons payé le prix en Turquie. « Si les règles étaient différentes, peut-être aurions-nous abordé cette course différemment », a-t-il ajouté. |