McLaren voulait revenir sur Red Bull en Turquie. C'est fait.
Lewis Hamilton profite d'une erreur de Sebastian Vettel pour devancer son équipier Jenson Button. Mark Webber (Red Bull) termine derrière les deux pilotes McLaren.
Lewis Hamilton a devancé son équipier Jenson Button pour remporter sa première course de la saison, dimanche, à Istanbul.
Hamilton a profité de la bataille entre les deux pilotes Red Bull qui s'est mal terminée.
Mark Webber menait le Grand Prix devant Sebastian Vettel quand ce dernier a attaqué le meneur au 41e tour, mais il a mal jugé son freinage et a percuté l'Australien.
« Sebastian avait la meilleure vitesse dans la ligne droite, mais il s'est rabattu un peu vite sur sa droite, a dit prudemment Webber après la course. C'est dommage, mais ce sont des choses qui arrivent. »
Vettel a abandonné en bord de piste, tandis que Webber a continué. Mais il a dû laisser passer les deux pilotes McLaren. Il a fini 3e.
On a vu Vettel aller saluer ses patrons au muret Red Bull et sa gestuelle laissait croire qu'il prenait une part du blâme. Pourtant...
« J'avais l'intérieur et je me concentrais à freiner au bon endroit et nous nous sommes touchés », a expliqué l'Allemand.
Cela dit, il y a eu une bagarre au 49e tour entre les deux pilotes McLaren. Button a surpris Hamilton au virage no 12 et Hamilton a repris sa position de tête au virage no 1 du tour suivant. Or, l'équipe leur avait demandé de rouler en « économie d'essence »...
« Une bagarre que je n'attendais pas, mais respectueuse », a simplement dit Hamilton.
Bonne performance d'ensemble de Mercedes GP. Michael Schumacher a fini 4e, devant son équipier Nico Rosberg. L'ancien champion du monde s'est battu avec Button dans le tout premier tour pour garder sa 4e position, mais il a dû s'avouer vaincu dans le virage no 12.
Ferrari a limité les dégâts à son 800e Grand Prix. Felipe Massa a terminé 7e devant son équipier Fernando Alonso, qui est remonté à la 8e position, lui qui partait de la 12e place sur la grille.
L'Espagnol a rappelé qu'il s'est battu avec Vitaly Petrov durant la course et que Ferrari était donc au niveau de Renault, ce qui n'est pas assez, a-t-il admis.
Red Bull en gestion de crise
Webber croit qu'il était dans son droit, puisqu'il était dans la trajectoire de course. Vettel dit qu'il avait l'intérieur, donc qu'il aurait dû pouvoir passer.
Il a aussi demandé aux journalistes de « creuser un peu » pour connaître toutes les circonstances de l'incident.
Après l'analyse technique d'après-course, le patron de l'équipe a donné plus de détails.
« J'ai parlé à Sebastian et à Mark. Ce sont deux hommes fiers, deux compétiteurs. Il n'y aura pas de suite, a indiqué Christian Horner. Ce que je peux vous dire, c'est que Mark était en mode "économie d'essence" quand Sebastian l'a attaqué, mais ça n'excuse pas l'accrochage. »
« Sebastian a eu une chance de passer, mais lui et Mark n'auraient jamais dû se toucher, a-t-il ajouté. La priorité est de se battre contre nos adversaires. Nous avons donné 43 points à McLaren. »
« Oui, nos pilotes peuvent se battre en piste, a précisé Horner, mais en se laissant de l'espace de manoeuvre. C'est ce que les pilotes McLaren ont fait à la fin de la course. C'est ce que nous demandons aussi à nos pilotes. »
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