Grand titres

Logo Radio-Canada

Sports motorisésF1 - GP de Bahreïn

« Les équipes doivent s'ajuster » - Prost

Mise à jour le jeudi 18 mars 2010 à 16 h 16

Alain Prost

Photo: AFP/Fred Dufour

Alain Prost à Bahreïn

Chacun donne son avis sur la façon de dynamiser la F1 après un premier Grand Prix terne.

L'ancien champion du monde Alain Prost faisait partie des commissaires de course à Bahreïn. Il a connu l'époque sans ravitaillement.

Il avait d'ailleurs fait de la gestion de course un art.

Il a remporté son dernier titre en 1993 avant que les ravitaillements ne reviennent en F1 en 1994.

« Les pilotes n'ont jamais connu cela avant, alors ils sont un peu perdus. Les équipes aussi, a-t-il expliqué à la chaîne britannique BBC. Il faut qu'ils s'habituent. Et ça va prendre quelques courses, mais ça va s'améliorer. »

Prost ajoute que les pilotes étaient habitués à « sprinter » en essais libres, en qualification, en course entre les ravitaillements.

« Avoir à bord 60 kilos ou 10 kilos d'essence ne fait aucune différence, prétend le champion français. Mais partir avec 160 kilos vous oblige à penser différemment, et ils n'y sont pas habitués. Dans quelques courses, je suis certain que les bons pilotes aimeront cette nouvelle façon de voir la course. »

En fait, les équipes avaient très peur de la dégradation des pneus tendres avec le plein d'essence. Alors, elles ont demandé aux pilotes de les ménager.

« Nous étions dans l'inconnu, a admis Christian Horner, patron de Red Bull. Et comme bien des équipes, nous avons été extra prudents avec les pneus. Mais nous n'avons eu aucun problème de ce côté-là et Sebastian (Vettel) a pu contrôler la course à sa guise. »

Christian Horner a été de ceux qui ont milité durant l'hiver pour obliger les équipes à faire deux arrêts durant la course. La proposition n'a pas été retenue.

Alain Prost pense le contraire.

« J'aurais donné totale liberté aux équipes pour les pneus, avec la possibilité d'utiliser soit la gomme tendre ou la gomme dure. Mais à leur discrétion.

Sebastian Vettel devant Lewis Hamilton à Bahreïn

Photo: AFP/Khaled Desouki

Sebastian Vettel à Bahreïn

« Les pilotes démarrent avec les pneus de la qualif, et après, les équipes décident ce qu'elles veulent faire, dit Prost. Vous pouvez utiliser uniquement les tendres ou l'inverse. »

Uniquement les tendres voulant dire des arrêts aux puits en plus...

Le secret de Red Bull

Après le Grand Prix de Bahreïn, il semble que ce ne seront pas les pneus qui décideront des courses cette saison, mais bien la consommation. Et sur cet aspect, c'est Red Bull qui aurait l'avantage.

C'est le directeur technique de Williams, Sam Michael, qui le dit.

« Le moteur Renault est le moins gourmand en carburant devant Mercedes, Cosworth et Ferrari, a noté l'ingénieur britannique.

« Cela signifie que les Red Bull ont commencé la course de Bahreïn avec 10 kg de moins que les Ferrari. Ce qui a représenté un écart de 4 dixièmes de seconde au tour en début de course », a-t-il précisé.

Voici donc dévoilé le secret de Red Bull pour creuser l'écart, avec le plein en début de course. Mais comme le moteur Renault n'est pas le plus puissant, les adversaires peuvent travailler sur une manoeuvre de contre.