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Risques et revenus partagés

Mise à jour le mardi 1 décembre 2009 à 8 h 25

Un texte de Philippe Crépeau

François Dumontier

François Dumontier rencontre la presse à titre de promoteur du Grand Prix du Canada.

François Dumontier a appris patiemment son métier dans l'ombre de Normand Legault. Il devient logiquement le nouveau promoteur du Grand Prix du Canada. Il n'a pas plus beaucoup de temps pour organiser le Grand Prix 2010.

« On ne réinventera pas la roue, a-t-il répété à Radio-Canada Sports lundi. À la suite d'une discussion avec la FIA, il n'y a pas de travaux prévus au circuit pour l'édition 2010. »

Une délégation de la FIA doit quand même inspecter le circuit avant que la neige ne le recouvre complètement pour l'hiver.

Même du côté du côté garage, il n'y aura pas de changement.

« C'est vrai que tous les garages étaient pleins avec 10 équipes, mais les 13 équipes se serreront un peu, dit M. Dumontier. C'est prévu qu'on en discute avec la FIA. »

à une certaine époque, Bernie Ecclestone exigeait des tarifs prohibitifs aux pays désireux d'organiser une course. Les temps ont bien changé, et François Dumontier en profite.

Le Canada ne fait pas exception à la règle, puisqu'en novembre 2008, le Britannique exigeait une garantie bancaire de 173,5 millions (pour 5 ans) aux pouvoirs publics canadiens. Un an plus tard, l'entente a été signée pour 75 millions de dollars.

« Nous avons été patients », a dit le maire Gérald Tremblay vendredi.

Ce qui change aussi, c'est le partage des revenus sur le site. Bernie Ecclestone concède une partie de ses revenus de publicité sur le bord du circuit. Revenus qui lui appartenaient à 100 % avant.

« Nous pourrons trouver des commanditaires locaux, et si nous en trouvons, explique François Dumontier, et que M. Ecclestone en trouve aussi de son côté, il est prévu dans le contrat qu'on puisse en discuter. »

François Dumontier

François Dumontier, président de Groupe course Octane

Pour l'instant, François Dumontier dit n'avoir aucun contrat de commandites signé, ayant concentré ses efforts sur les négociations pour faire revenir la F1 à Montréal. Donc, tout est à faire.

« Quiconque est intéressé à acheter de la publicité est invité à nous téléphoner », a-t-il dit candidement en conférence de presse.

Après une année d'absence, avec de nouvelles équipes, le public sera-t-il au rendez-vous? Tous les indices suggèrent que oui, mais en cas de déficit, qui paiera la note?

« Le risque est assumé par nous, dit M. Dumontier. M. Ecclestone, étant là évidemment avec la FOA, je pense que dans leur partenariat qu'ils ont avec les gouvernements, ont intérêt que la course demeure ici, donc si on venait à avoir un scénario comme celui-là (déficit), il y a des clauses dans l'entente qui nous protégeront de part et d'autre. »

Autrement dit, François Dumontier dispose d'un double filet de sécurité. Car il a en plus obtenu la liste de la clientèle de l'ancien promoteur Normand Legault.