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![]() Sports motorisésF1 - Canada « De bonnes raisons de ramener Montréal » - PeartMise à jour le samedi 28 novembre 2009 à 0 h 05 Un texte de Philippe Crépeau
La F1 refera donc son saut de puce en Amérique du Nord, le week-end du 13 juin. Une façon de rassurer les constructeurs (encore) engagés en F1, qui veulent une vitrine dans le plus gros marché automobile de la planète et préparer un retour aux États-Unis. Joint par Radio-Canada Sports, vendredi, le président de l'ASN canadienne (Association sportive nationale), le bureau canadien de la FIA, Roger Peart, était très heureux de la tournure des choses et ne doute pas de la qualité du spectacle au circuit Gilles-Villeneuve l'été prochain. « Même s'il y a moins de constructeurs directement engagés en F1, il y a beaucoup d'activités périphériques associées à la F1, et parmi les intérêts commerciaux de la F1, plusieurs sont liés à l'Amérique du Nord. C'est un grand marché, et c'est très important d'avoir une course en Amérique du Nord. » Le Grand Prix du Canada avait beaucoup d'amis dans le paddock. Ils seront heureux d'apprendre que Bernie Ecclestone a mis de l'eau dans son vin. « Pour les équipes, c'est également une course importante, explique M. Peart. Je suis allé au Grand Prix du Brésil, et les responsables des équipes me disaient qu'ils espéraient revenir à Montréal. C'est un Grand Prix populaire dans le paddock. » Depuis l'annonce du retrait de la course, le 8 octobre 2008, les grands constructeurs, pris de court, ont travaillé en coulisse pour faire pression sur Bernie Ecclestone, par l'entremise de la FOTA. « Les constructeurs voulaient revenir en Amérique du Nord, c'est vrai, mais de là à dire que la pression de la FOTA a fait la différence, je ne peux pas dire, mentionne M. Peart, prudent. Il y a d'autres facteurs. Quand vous tenez compte des cotes d'écoute, du nombre de spectateurs, c'est un événement populaire. Donc, peu importe la pression des constructeurs, il y avait plusieurs bonnes raisons de ramener le Grand Prix du Canada. » Les gradins vides du Grand Prix de Chine et de Turquie ont eu le plus mauvais effet à la télévision, et Bernie Ecclestone a besoin de gradins pleins. « Je suis sûr que M. Ecclestone est au courant des échos négatifs de certains évènements dans d'autres parties du monde, qui n'ont pas été des succès à la billetterie », note Roger Peart. Un circuit qui réserve des surprises Quant au spectacle en piste, Roger Peart en est sûr, en raison de la configuration du circuit, même avec de nouvelles équipes dont on ne connaît pas encore la valeur.
« Ce sera un bon spectacle en 2010, car il y aura de nouveaux joueurs. Nous avons encore quelques équipes soutenues par des constructeurs, mais il sera intéressant de voir comment les nouvelles équipes vont se débrouiller. » « Et Montréal a la réputation d'être un circuit de nivellement, car les voitures les plus développées sur le plan de l'aérodynamique, qui se signalent sur des circuits rapides comme Spa (en Belgique), ne réussissent pas forcément à se mettre en évidence à Montréal. Car à Montréal, il faut de bons freins, une bonne traction et une excellente stabilité dans les virages à basse vitesse. » « Donc, même si une équipe domine la saison avant le Grand Prix du Canada, elle ne dominera pas forcément à Montréal », a conclu Roger Peart. Rappelons que c'est Roger Peart qui a dessiné le circuit Gilles-Villeneuve. Il l'a fait homologuer par la FIA au printemps de 1978. Console Audio-vidéo
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