|
|
![]() Sports motorisésF1 - FOTA Nouveau président en décembreMise à jour le mardi 17 novembre 2009 à 12 h 49
Luca di Montezemolo va passer la main. Le patron de Ferrari, qui avait pris la direction de l'association des équipes (FOTA), quitte son poste en décembre. Il l'a presque confirmé lundi au magazine Autosprint. « J'ai accepté le poste, car je voulais qu'il y ait une vraie bataille en piste, et un vrai dialogue entre professionnels, explique-t-il. Mais j'ai un autre travail, et je ne peux pas tout faire. Je vais sans doute laisser ma place. » Depuis la création de l'association en juillet 2008, M. di Montezemolo était le président et John Howett, patron de l'équipe F12 Toyota, était le vice-président et porte-parole. Un nouveau trio dirigera l'association des équipes. Déjà, on sait que depuis la radiation de Flavio Briatore, qui était directeur marketing de la FOTA, le responsable marketing de McLaren Ekrem Sami avait pris sa place par intérim. Rappelons qu'avec Luca di Montezemolo à la barre, et Ferrari au premier plan de l'association, la FOTA a pris beaucoup de poids dans les discussions sur l'avenir de la F1. Plusieurs des propositions de l'association ont été préférées à celles de la FIA. Notamment la réduction progressive des coûts plutôt que l'imposition d'un plafond budgétaire, cher à Max Mosley. La FOTA gardera-t-elle son poids face à la FIA et à Bernie Ecclestone sans Luca di Montezemolo? L'avenir le dira. La FOTA dit non aux 10 % Avec l'exode des constructeurs, Bernie Ecclestone a offert 10 % de plus des profits de la F1 aux équipes si elles acceptaient de rester en F1 jusqu'en 2012. Avec engagement ferme. C'est dans une entrevue au journal spécialisé The Financial Times que M. Ecclestone a fait part de sa proposition de leur offrir 60 % des profits. Elles touchent en ce moment 50 %.
Il fallait signer un document les liant à la F1, document séparé des accords Concorde. Les équipes ont refusé la proposition. Les profits de la F1 ont été de 521 millions de dollars américains en 2008, selon le journal britannique. « Vous ne pouvez pas les empêcher de partir. Les constructeurs automobiles ne veulent pas s'engager, car ils ne savent pas ce qu'ils feront la semaine prochaine », a dit le Britannique au FT, dans son humour très personnel. Mais il y a surtout le fait que les constructeurs auraient à bloquer un montant couvrant leurs dépenses en F1 pour la période du contrat. « Aucun conseil d'administration n'acceptera de faire cela », ajoute-t-il. C'est pour cela que les constructeurs ont signé les accords Concorde, au nom de leur équipe F1. Ils peuvent donc, s'ils décident de quitter la F1, mettre leur équipe en liquidation et ainsi éviter les poursuites. Le seul constructeur à avoir signé en son nom propre les accords Concorde, c'est Ferrari. |