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![]() Sports motorisésF1 - Renault « Dans une quinzaine » - MontagnyMise à jour le vendredi 13 novembre 2009 à 13 h 36 Un texte de Philippe Crépeau
Franck Montagny attend une réponse. Le Français a déjà été pilote d'essais avec Renault entre 2003 et 2005. Il a ensuite été titulaire pour l'équipe Super Aguri en 2006, avant de redevenir essayeur en 2007, pour Toyota cette fois. Il s'était réorienté en endurance, en sport prototype, avec notamment Peugeot aux 24 heures du Mans. Mais voilà que la F1 redevient une possibilité. Et son agent Gilles Bellec a repris contact avec l'équipe française. Joint par Radio-Canada Sports, Montagny admet qu'il a été surpris. « Il y a une véritable possibilité, on a discuté pas mal de fois. Je discute avec la partie technique, Gilles discute avec la partie commerciale. Ce n'est pas en l'air, explique-t-il. On verra bien si ça va au bout. C'est encore un peu tôt. » « Je ne m'attendais pas spécialement à me retrouver sur la liste. J'étais concentré sur mon programme proto, pas spécialement sur la F1, car je n'y étais plus. Mais les surprises arrivent comme cela. Ce serait une belle revanche sur le sort. » Ne pas s'emballer Franck Montagny ne veut pas se faire d'illusion, car il a déjà été déçu par les choix de Renault. À la fin de 2004, quand Flavio Briatore congédie Jarno Trulli, Montagny est un choix logique pour finir la saison, étant essayeur à temps plein. Briatore va plutôt chercher Jacques Villeneuve. En 2006, il pense continuer son travail avec Renault, mais l'équipe lui préfère cette fois le Finlandais Heikki Kovalainen. Alors, discrétion dans les mots... « Ce n'est pas moi qui suis allé... Renault m'a présenté... enfin, j'ai entendu dire que Renault s'intéressait à moi, et pas le contraire. Donc, je suis content, je suis fier. Mais je n'ai aucune carte en main, à part ma motivation et mon envie. C'est tout ce que j'ai aujourd'hui. » Franck Montagny dit qu'il n'y a pas de rencontre prévue avec l'équipe pour le moment. « Pour l'instant, c'est téléphone. J'aurai une réponse dans pas longtemps, dans une petite quinzaine. D'un côté comme de l'autre. « Peut-être bien que je sais qui est sur la liste des candidats (rires). Je ne veux pas en parler, car je ne suis pas sûr. Je ne suis pas forcément le mieux placé. J'ai des choses en ma faveur, d'autres moins. On verra. Je sais qu'avec Robert (Kubica), il n'y a aucun problème, ça se passe bien. » Un congédiement qui aide
Une chose est sûre, le congédiement de Flavio Briatore lui a ouvert une porte que l'homme d'affaires italien lui avait claqué au nez, comme à plusieurs autres pilotes, notamment Sébastien Bourdais. « Je suppose qu'à partir du moment où je n'étais plus en très bons termes avec Flavio, admet-il, le fait qu'il ne soit plus là a joué en ma faveur. » Montagny est donc à nouveau sur le radar de Renault. Mais encore faudrait-il connaître les plans de l'entreprise française concernant son programme en F1. Le PDG de l'entreprise Carlos Ghosn a dit qu'il ferait part de ses plans à la fin de l'année. Il est question que l'équipe de F1 participe à la saison 2010, sa dernière, puis que Renault redevienne motoriste. Ce que Montagny confirme à demi-mot. « Je ne suis pas sûr du tout que ce soit un programme à long terme, dit-il. On va d'abord faire 2010, après, on verra. Tu sais, moi, j'aime pas trop me projeter. » « C'est une équipe avec laquelle j'ai travaillé, j'ai évolué, j'ai gagné un championnat du monde (Alonso en 2005), donc pour moi, ce serait triste de voir disparaître cette équipe, conclut-il. On verra bien ce qu'il en est. On fera avec. » |