L'attaquant vedette de l'Impact de Montréal, Marco Di Vaio, est poursuivi dans le cadre du scandale italien des matchs truqués, dit « Calcioscommesse ».
Di Vaio, le premier joueur désigné de l'histoire de l'équipe montréalaise, est poursuivi pour ne pas avoir dénoncé des fraudes sportives.
Le rôle de Di Vaio, tout comme celui de son compatriote Simone Pepe, se limite à avoir dissimulé des faits relatifs à des matchs truqués, mais il pourrait tout de même être sanctionné et écoper d'une suspension de trois à six mois.
Cette suspension devrait s'appliquer même si Di Vaio joue désormais en MLS, puisque la ligue est affiliée à la FIFA. Di Vaio pourrait cependant n'être suspendu que sur le territoire italien où s'est déroulé le scandale.
La direction de l'Impact a indiqué vendredi qu'elle ne ferait pas de commentaire sur la situation de Di Vaio. Elle a cependant confirmé que l'attaquant devra se rendre en Italie la semaine prochaine pour rencontrer la Fédération italienne.
Au cours de son séjour à Bologne, Di Vaio et l'entraîneur de l'équipe Marcello Sanfelice auraient omis de dénoncer des irrégularités qui seraient venues à leurs oreilles au sujet d'un coéquipier. Ce dernier aurait tenté de truquer un match.
De Singapour à l'Italie
Le scandale du Calcioscommesse consiste en une présumée fraude au cours de laquelle des joueurs sont soupçonnés d'avoir été corrompus par des parieurs clandestins qui voulaient s'assurer de remporter leurs mises. Le scandale a entraîné des enquêtes et des arrestations de joueurs, comme Stefano Mauri, le capitaine de la Lazio de Rome.
Treize équipes et 44 licenciés, dont l'entraîneur de la Juventus Antonio Conte, ont été déférés devant le la commission de discipline par le procureur de la Fédération italienne de soccer (FIGC). Ils comparaîtront devant la Commission disciplinaire à Rome à compter du 1er août.
Depuis un an, les vagues d'arrestations minent l'image du soccer italien. Le scandale survient six ans après celui du « Calciopoli », un scandale de matchs arrangés qui avait privé la Juventus de deux titres.
La tête du réseau du Calcioscommesse était installée à Singapour. Son chef présumé a été arrêté en décembre 2011. Il dirigeait plusieurs groupes qui opéraient en Europe.
Le chef du réseau a indiqué que les joueurs prenaient l'initiative des trucages et de nombreux joueurs impliqués ont reconnu les faits. Ces derniers collaborent avec la justice et la police se base sur leurs dépositions de même que sur de nombreuses écoutes électroniques.