Aide recherchée

Faits saillants et réactions avec Marie Malchelosse

Alessandro Nesta était bien situé pour comprendre l'urgence de son arrivée avec l'Impact.

Devant le convoité défenseur italien, l'Impact (5-11-3) s'est incliné 3-1 devant le Sporting de Kansas City (10-5-2), à Montréal, mercredi.

Nesta a donc assisté au troisième revers de suite de la formation montréalaise, saignée de neuf buts au cours de cette séquence. Si on y ajoute les milliers de bancs vides au stade Saputo, les renforts deviennent de plus en plus nécessaires.

L'Impact a d'ailleurs indiqué que le contrat de Nesta était bel et bien signé. Reste à la MLS à l'entériner jeudi. Le circuit ne l'a pas fait mercredi en raison du jour férié du 4 juillet aux États-Unis.

Une punition après l'autre

Le onze montréalais a pourtant inscrit le premier but, une oeuvre de Patrice Bernier, à peine quatre minutes après la mi-temps.

L'indiscipline en zone défensive a toutefois ramené l'Impact sur terre. Kei Kamara (57e minute) a profité d'un tir de pénalité pour enfiler le premier filet. Bernier s'était rendu coupable d'une faute de main dans la surface de réparation.

Graham Zusi (75e) a à son tour tiré profit d'une manoeuvre illégale de l'Impact. Davy Arnaud a pris un carton jaune dans la zone de réparation et Zusi a profité du tir de pénalité subséquent pour donner une première avance aux visiteurs.

Jacob Peterson (82e) a complété la marque.

« Ça fait très mal présentement, a admis Marsch. J'ai eu affaire à des hommes abattus dans le vestiaire, car ils ont donné beaucoup ce soir, pour mettre la pression et prendre l'avance. Je leur ai dit que si nous jouons comme ça tous les soirs, nous allons gagner beaucoup de matchs. »

En raison d'un carton jaune dans un deuxième match de suite, Arnaud sera suspendu pour la prochaine rencontre, tout comme Felipe Martins. Le capitaine de l'Impact en avait d'ailleurs long à dire après la rencontre.

« Si on commence à donner des tirs de pénalité dans la surface pour des gars qui bataillent pour de l'espace, on va en voir huit par match, a dit Arnaud. Si c'est de cette façon qu'on veut que ça se joue, alors que les arbitres soient constants et qu'ils pénalisent toutes ces fautes. C'est de cette façon que se joue le jeu sur les coups francs et les coups de pied de coin, et les gars l'acceptent, car c'est comme ça. »

En fin de match, courroucé par le travail des arbitres, l'entraîneur-chef de l'Impact a d'ailleurs jeté son veston au sol dans un geste de colère.