Sergio Busquets, Cristiano Ronaldo, Gerard Piqué, Pepe et Xabi Alonso feront tous partie du duel entre l'Espagne et le Portugal, mercredi.
Photo : PC/AP Photo/Manu Fernandez
La rivalité entre le FC Barcelone et le Real Madrid s'invite partout, même en demi-finale de l'Euro 2012. À la veille du coup d'envoi, elle est déjà au coeur des débats entre l'Espagne et le Portugal.
Si les entraîneurs espagnol et portugais s'en tiennent aux formations prévues, ce duel devrait mettre en vedette sept joueurs du Real Madrid, répartis entre les deux équipes, et cinq du FC Barcelone, tous du côté espagnol.
Aucun d'entre eux ne devrait autant retenir l'attention que le Portugais Cristiano Ronaldo, du Real. L'attaquant a marqué les trois derniers buts de son équipe, dans des matchs sans lendemain contre les Pays-Bas et la République tchèque.
Mercredi, c'est contre le gardien espagnol Iker Casillas, son coéquipier à Madrid, qu'il tentera de prolonger sa séquence.
« On se connaît très bien, a dit le milieu espagnol Xabi Alonso, lui-même membre du Real et auteur de deux buts contre la France, en parlant des deux formations. Il n'y aura pas de grosses surprises, mais ce sera un match très intense. Nous n'avions rien prévu de spécial pour freiner Ronaldo. Durant le match, nous tenterons de le contenir comme n'importe quel adversaire. »
Il faut dire que les Gerard Piqué, Andres Iniesta, Xavi, Sergio Busquets et Cesc Fabregas, tous titulaires au rival FC Barcelone et dans la sélection espagnole, ont l'habitude d'affronter Ronaldo. Mais ils ont aussi l'habitude d'avoir à leurs côtés le seul joueur généralement considéré meilleur que lui, Lionel Messi.
Messi, un Argentin, n'y sera évidemment pas. Et si la menace portugaise a un nom, c'est plus flou du côté espagnol. Depuis le début du tournoi, le sélectionneur Vicente Del Bosque a désigné tantôt le milieu de terrain Fabregas, tantôt l'attaquant Fernando Torres au poste le plus avancé.
Tout porte à croire que c'est Fabregas qui sera l'élu. Del Bosque a privilégié la stratégie à six milieux de terrain, sans véritable attaquant pur, contre les rivaux de haut niveau, notamment l'Italie et la France.
Arbitre contesté
La rivalité Barcelone-Madrid a même trouvé écho dans le choix de l'arbitre de la rencontre. La sélection du Turc Cuneyt Cakir a été critiquée par les Portugais, qui s'en inquiètent.
Le vice-président de la fédération espagnole de soccer, Senes Erzik, est lui aussi Turc et « un ami du FC Barcelone », selon les quotidiens portugais.