L'Impact de Montréal et le Toronto FC traversent des séquences aux antipodes l'une de l'autre.
Pendant que l'équipe d'expansion québécoise a trouvé son rythme et enchaîne les résultats positifs dans ses quatre dernières sorties (2 victoires et 2 nuls), sa rivale torontoise vient de rééditer un record de médiocrité.
Défait à ses huit premiers matchs en MLS cette saison, le Toronto FC est devenu samedi l'équipe avec le pire début de saison de l'histoire du circuit professionnel.
Mercredi soir, à Toronto, pour le match retour de sa demi-finale du Championnat canadien, les compteurs seront remis à zéro.
« Ils ont l'occasion de relancer leur saison, a expliqué le capitaine Davy Arnaud aux journalistes après l'entraînement de l'Impact mardi. D'un autre côté, si on a été capable de gagner à Kansas City, on peut le faire aussi à Toronto. »
« Une équipe qui n'a rien à perdre est une équipe dangereuse », a ajouté le milieu montréalais Sinisa Ubiparipovic.
Toronto et Montréal se sont livré un match de 0-0 mercredi dernier au Stade olympique lors du match aller. Avec une victoire ou un match nul, si l'Impact marque un but, la troupe de Jesse Marsch se qualifiera pour la finale du Championnat canadien.
L'entraîneur-chef ne sait pas trop à quoi s'attendre de ses adversaires, qui sont en pleine tempête. Certains joueurs torontois, dont l'attaquant Ryan Johnson, ont même ouvertement critiqué la philosophie de l'entraîneur Aron Winter après la défaite de samedi.
« À la lumière des commentaires entendus, on sent qu'il y a beaucoup de frustration dans leur vestiaire, a expliqué l'entraîneur de l'Impact Jesse Marsch. La frustration peut toutefois facilement se transposer en énergie positive. Il ne suffit que d'une étincelle pour qu'une équipe reprenne vie. On devra être vigilant. »
Patrice Bernier prône aussi la prudence. Le milieu québécois, auteur d'un but grâce à un tir de pénalité samedi contre Kansas City, a d'ailleurs confié qu'il ne savait pas encore s'il serait partant mercredi.
« C'est sûr que j'aimerais ça pouvoir enchaîner les matchs et retrouver un bon rythme. Mais par-dessus tout, je veux aider l'équipe à atteindre la finale. »
Le français de Marsch
L'Impact de Montréal a mis en ligne, dimanche soir, un reportage vidéo mettant en vedette l'entraîneur Jesse Marsch en plein cours de français. Encore loin d'être bilingue, l'Américain fait toutefois des progrès.
« Mon professeur est très patient avec moi, a indiqué Marsch en français. Il dit que je suis un bon élève, mais je ne sais pas. »
Marsch a ajouté, en anglais, qu'il comprenait bien plus le français qu'il ne le parlait.
« Je dois avoir plus confiance et ne pas avoir peur de faire des erreurs, a confié Marsch. C'est exactement ce que je répète à mes joueurs en match. Plus difficile à dire qu'à faire! »
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