Des joueurs du Real Madrid en liesse
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AFP/Pierre-Philippe Marcou / AFP
L'équipe de l'heure en Ligue des champions, c'est le Real Madrid. Quatre victoires en quatre matchs, personne d'autre n'a fait ça depuis le début de la phase de groupes.
Encore plus impressionnant, le Real a marqué 10 buts sans en accorder un seul. Pourtant, il a des clients coriaces dans son groupe. Le Dynamo Zagreb n'est pas de son calibre, mais l'Olympique Lyonnais et l'Ajax d'Amsterdam sont loin d'être des proies faciles.
Avec la qualification pour les huitièmes de finale, José Mourinho peut maintenant ménager ses joueurs, les reposer. Il peut aussi faire d'autres rotations de personnel, une avenue sur laquelle il était déjà engagé.
Dans cette rotation d'effectifs, Mourinho a un beau problème à l'avant. Quand Gonzalo Higuain joue, il marque. Et quand Karim Benzéma joue, il marque aussi.
Questions à Manchester
Manchester United, de son côté, devrait avoir l'esprit plus tranquille à ce stade de la compétition. Cette équipe a quand même participé trois fois à la grande finale au cours des cinq dernières années...
Après quatre matchs dans le groupe C, Manchester United n'a que huit points, sur un pied d'égalité avec Benfica au sommet. Et il a déjà accordé quatre buts. On s'attendait à mieux.
Comment expliquer cette petite forme de ManU? Les changements défensifs qu'a connus l'équipe y sont certainement pour quelque chose.
Un des patrons d'une défense, c'est le gardien. David De Gea est jeune et a de grands souliers à combler, ceux d'Edwin van der Sar. Il a encore des choses à apprendre.
En défense centrale, Rio Ferdinand a connu son lot de blessures dernièrement et il n'a pas encore retrouvé son plein niveau. Chris Smalling l'a d'ailleurs souvent remplacé. Au moins, il reste Nemanja Vidic, qui demeure LA référence en défense centrale.
Il y a aussi le couloir droit en défense. On trouve maintenant Phil Jones à ce poste. Par le passé, il y a eu des John O'Shea et d'autres joueurs établis. À 19 ans, Jones est encore très jeune.
Pendant ce temps à City
L'autre équipe de Manchester, City, est là où elle mérite d'être : en 2e place du groupe A. Après tout, elle est un dauphin en Ligue des champions, comme Naples. Dans son groupe, c'est le Bayern de Munich qui a la forme.
Samir Nasri (à gauche)
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Tim Hales
Si les Citizens passent en huitièmes, ce sera avec cette 2e place. Leur match contre Naples sera déterminant à cet effet. Il faut leur donner l'avantage contre les Italiens, ne serait-ce qu'en raison de leur armada offensive.
Manchester City n'a pas de problème pour marquer, comme en fait foi la correction de 3-0 qu'il a servie à Villareal. Naples n'a pas les mêmes ressources pour se battre.
À City, on commence à voir une belle cohésion. L'expérience acquise par les joueurs à l'extérieur du club rapporte. Après tout, David Silva (Valence), Samir Nasri (Arsenal), Yaya Touré (FC Barcelone) et Kolo Touré (Arsenal) ont connu la Ligue des champions avant de débarquer à Manchester. On le sent sur le terrain.
Une surprise venue de Chypre
LA surprise du tournoi vient du FC Apoel, une petite équipe de Chypre, en tête du groupe G. On pensait que cette équipe ne venait que pour faire du tourisme, peut-être pour décrocher une place en Ligue Europa, mais elle a fait ses devoirs.
Pourtant, le groupe G est relevé. Le Shakhtar Dontesk était donné favori, devant le Zénith de Saint-Pétersbourg et le FC Porto. Mais tout a changé. Le classement demeure quand même très serré : le FC Apoel a 8 points, le Zénith 7, le FC Porto 4. Le Sharktar n'a que 2 points.
C'est serré
En Ligue des champions, le jeu est toujours serré. Tactiquement, les équipes font moins d'erreurs et savent comment jouer pour prendre le maximum de points.
Cette année, c'est encore plus frappant. Les qualifications pour les huitièmes de finale se régleront sur le tard. Le classement est très serré et peu d'équipes sont désavantagées à la différence de buts, à part pour le Dynamo Zagreb (-9) et Villareal (-8).
Chelsea n'est par exemple pas encore certain d'avoir une place au tour éliminatoire. Le groupe d'Arsenal (F), avec Marseille, demeure très ouvert. Celui de l'Inter Milan (B) aussi.
23 candidats pour le Ballon d'or
La FIFA a dévoilé sa liste de 23 candidats pour la Ballon d'or. Le FC Barcelone (8) et le Real Madrid (5) y sont représentés 13 fois. Ce sont deux des équipes les plus puissantes, mais d'un autre côté, ont-elles autant d'individus qui se démarquent à ce point pour prétendre au titre de meilleur joueur au monde?
Pour le Real, il ne devrait y avoir que Cristiano Ronaldo, Iker Casillas et Mesut Özil. Pour le FC Barcelone, Lionel Messi, Xavi et Éric Abidal méritent d'y être, mais Cesc Fabregas est là seulement pour son bon début de saison.
Le problème avec le Ballon d'or, c'est d'ailleurs le fait qu'on juge des joueurs sur deux moitiés de saison. Karim Benzéma est sur la liste des 23 pour ses performances de l'automne, mais il n'aurait pas été pris en considération il y a six mois.
Une chose est cependant certaine, la lutte pour le Ballon d'or se fera entre Messi et Ronaldo. C'est une certitude.
Reste à voir qui sera le troisième finaliste. J'aimerais y voir Bastian Schweinsteiger, un pilier au Bayern comme en équipe d'Allemagne. Et pourquoi pas Luis Suarez, qui performe aussi bien à Liverpool que dans le maillot de l'Uruguay.
À bientôt.