Wayne Rooney
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Le FC Barcelone demeure la référence, mais il n'a pas encore atteint son plein potentiel cette saison. Pour l'instant, l'équipe de l'heure en Europe, c'est Manchester United.
Alex Ferguson a encore su réinventer son groupe en remplaçant des joueurs et, surtout, en gardant la flamme allumée. Le foyer fonctionne bien parce qu'on y ajoute toujours des bûches.
Cette année, Manchester United est dans sa propre ligue en Angleterre. Tous les ingrédients du succès sont réunis. Wayne Rooney est frais et dispo, et il se déchaîne sur le terrain. L'an dernier, il avait connu un lent départ, avec toutes les distractions de « l'affaire Rooney ». Cette fois-ci, on a le « vrai » Rooney dès le départ.
On avait déjà une profondeur incroyable en milieu de terrain avec Nani, Darren Fletcher, Anderson, Park Ji-sung, Antonio Valencia, Michael Carrick et Ryan Giggs. On en a rajouté avec l'addition d'Ashley Young. On a tous les joueurs qu'il faut : des jeunes, avec des vétérans qui ont tout vécu.
Le résultat? L'équipe marque des buts à la tonne, un peu comme dans sa période faste des années 1990 avec David Beckham, Andy Cole et Ryan Giggs. Les buts, c'est d'ailleurs le fait marquant de ce début de Championnat anglais. Le jeu a toujours été orienté vers l'attaque, mais les buts viennent plus facilement cette année. Il y a très peu de 0-0.
La saison est encore très jeune, mais il est déjà acquis que Manchester United restera au moins dans le top 3. Cette équipe est capable de maintenir le rythme. Elle sait comment gérer le haut du classement.
Parfois, il faut des défaites pour aller de l'avant. Celle que les hommes de Ferguson ont connue contre le Barça en finale de la Ligue des champions a peut-être fait grandir le groupe. On verra la suite en Europe. Mais en Angleterre, on peut déjà parler de la naissance d'une dynastie.
L'autre Manchester
Il n'y a pas que United à Manchester, il y a aussi Manchester City. Cette équipe semble déjà complète et elle a amorcé le Championnat anglais sur l'élan de sa victoire en Coupe d'Angleterre. Avec les ajouts de Sergio Aguero et Samir Nasri, elle a certainement l'arsenal pour prétendre au titre.
Les Citizens ont la forme cette année, mais ils ont encore tout à prouver. Les prochains mois nous en diront plus sur leur vraie valeur. L'équipe connaît un bon départ, mais c'est une longue saison qui l'attend.
Maintenir le rythme n'est pas une chose facile. L'exemple parfait vient de Chelsea. L'an dernier, les Blues avaient connu un début de feu avant de s'effondrer et de renaître seulement vers la fin. La vraie nature de Manchester City, on la verra en février ou en mars, quand les matchs se succéderont à un rythme fou.
Et Chelsea
Avec tous les projecteurs braqués sur les équipes de Manchester, on oublie parfois Chelsea. Ces dernières années, les Blues ont toujours été au moins les dauphins de Manchester United.
Frank Lampard
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AFP/Carl De Souza
Les joueurs de Chelsea ont du vécu. Certains arrivent en fin de cycle et, dans son ensemble, le groupe est vieillissant. L'âge des joueurs m'apparaît cependant comme un atout. On connaît les sacrifices nécessaires pour gagner, ce qui servira bien l'équipe en fin de championnat.
Et il n'y a pas que des joueurs vieillissants. On a par exemple greffé Juan Mata, qui a soif de trophées parce qu'il n'a presque rien gagné à Valence. Il fallait des jeunes comme lui pour apporter de la fraîcheur et pour pousser des vétérans comme Fernando Torres, qui n'est pas encore lui-même.
Chelsea a aussi un nouvel entraîneur, André Villas-Boas. Et il est déjà sous pression. Il doit ramener quelque chose : un championnat, une Coupe d'Angleterre ou un bon résultat en Ligue des champions.
Depuis José Mourinho, le propriétaire Roman Abramovich a la mèche courte avec ses entraîneurs. On sent chez lui un empressement pour changer le personnel technique. Les entraîneurs n'ont pas la stabilité, le temps nécessaire pour établir leur philosophie.
Du temps, c'est précisément ce dont Villas-Boas a besoin pour s'implanter. Il devra vivre dans le court terme.
Arsenal et les autres
Arsenal occupe les bas-fonds du classement en Angleterre, mais les choses changeront. Un top 4 à la fin de la saison apparaît cependant difficile parce que l'équipe se cherche. Elle vit une année de transformation.
Les Gunners ont perdu Cesc Fabregas et le joueur qui devait le remplacer, Samir Nasri. De nouveaux joueurs sont débarqués à Londres, mais tous n'ont pas l'expérience du Championnat anglais, comme Gervinho.
Tottenham connaît un début moyen, mais a l'effectif pour terminer au moins dans le top 6 et peut-être viser une place en Ligue des champions. Emmanuel Adebayor s'est joint au groupe, tandis que Luka Modric a choisi de rester. On peut maintenant penser aux résultats.
Comme Arsenal, Liverpool mise sur de nouveaux joueurs, notamment Charlie Adam et Stewart Downing. Et le capitaine Steven Gerrard n'a pas encore joué. Inutile de rappeler la place qu'il prend sur le terrain et dans un vestiaire. Malgré tout, les Reds peuvent quand même espérer un top 3 ou 4.
À bientôt.