Catastrophe

  |  Frédéric LordTwitter  |  Radio-Canada
ianwestlake Ian Westlake proteste auprès de l'arbitre.   © Impact de Montréal/Pépé

MONTRÉAL - Quand ça va mal...

Quelques heures seulement après avoir embauché un entraîneur pour la prochaine saison en MLS, l'Impact de Montréal (3-10-7) a fait match nul au stade Saputo, 3 à 3, contre le FC Tampa Bay (7-6-7), devant 9860 spectateurs annoncés. Un résultat aux allures de défaite.

En toute fin de match, le milieu floridien Mozzi Gyorio a cassé les jambes du onze montréalais en marquant le cruel but égalisateur.

Devant les yeux du prochain entraîneur de l'équipe, Jesse Marsch, les joueurs de l'Impact sont retournés au vestiaire le coeur meurtri, toujours sans mot devant ce résultat catastrophique.

« C'est... c'est... très frustrant. Je ne sais pas quoi dire », a murmuré le capitaine Nevio Pizzolitto.

En première demie, les Floridiens ont ouvert la marque à la 38e minute.

À la suite d'un coup de pied de coin, le gardien Greg Sutton a mal calculé sa sortie et a laissé passer le ballon au profit du milieu Shane Hill. Difficile rentrée pour le portier qui revenait dans la métropole après cinq ans d'absence.

À l'origine de l'action, une percée de Pascal Millien que Simon Gatti et Nevio Pizzolitto ont eu tout le mal du monde à contrer.

Mais l'Impact ne s'est pas laissé abattre. La deuxième moitié du match était à peine vieille de 40 secondes lorsqu'Edouardo Sebrango a égalisé la marque.

Le « presque sauveur » a profité d'un centre d'Ali Gerba, entré après la pause pour secouer les siens, pour enfoncer l'objet dans la cage adverse.

Puis, Ian Westlake a ajouté au pointage après une belle récupération d'Hassoun Camara. La reprise de tête bien exécutée de ce dernier a permis la remise rapide à Gerba qui a vu son tir bloqué. Le retour a tout de même atterri dans les pieds de Westlake. L'Anglais a fait, d'un tir puissant, travailler le marqueur officiel. 2-1 Impact.

Sebrango-venu-des-cieux en a remis une couche à la 75e minute. Une passe lumineuse de Gerba l'a placé seul devant le gardien adverse qu'il a trompé d'un tir bien ajusté pour son 50e filet dans l'uniforme bleu et blanc.

La débandade

À ce moment, c'était dans la poche. Du moins, c'est ce que l'on croyait.

« À 3-1, on a l'expérience dans cette équipe pour gérer le match », a expliqué l'entraîneur Nick De Santis, assommé par une performance qui laisse encore filer de précieux points au classement.

Malgré tout, les visiteurs ont rappelé à un peu tout le monde l'adage sportif suivant : ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini.

À la 85e, Aaron King a réduit l'écart à un but grâce à son septième de la saison.

À ce moment, la nervosité s'est emparée d'un peu tout le monde dans le stade et ce qui devait arriver arriva.

Dépité, De Santis, qui est sous le feu des critiques par les temps qui courent, n'a pu que réitérer son entêtement à vouloir terminer cette - longue - saison.

« J'ai un ami qui m'a dit (NDLR : en anglais) : "Quand tu es en enfer, tu n'arrêtes pas." Je n'arrêterai pas. »

Pas le choix, puisque l'Impact est toujours à neuf points de la 6e place, la dernière qui donne accès aux séries éliminatoires, maintenant détenue par le FC Edmonton.