Joey Saputo
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Impact de Montréal/Pépé
HARRISON, NJ - « Des fois, il faut regarder plus loin que les erreurs qui ont été faites. Trouver des gens qui sont passionnés par l'équipe comme lui, il n'y en a pas beaucoup. »
Accoté à une table tout juste à l'extérieur de la loge de son équipe au Red Bull Arena, Joey Saputo se permet quelques minutes pour revenir sur les critiques formulées à l'endroit de son directeur technique, Nick De Santis.
« Ma relation avec Nick De Santis est excellente, explique-t-il. Si une personne aime l'équipe autant que moi, c'est lui. »
« Tout ce qui est dit sur Nick, ce n'est pas juste. C'est quelqu'un qui a l'équipe à coeur. Oui, on fait tous des erreurs, mais il bâtit l'équipe pour le futur. »
« Les critiques sont très, très sévères. Comme entraîneur, il a une fiche excellente (NDLR : 63-20-29), ajoute Saputo. Et de dire que les équipes qu'il a menées, ce n'est pas lui qui les a bâties, ce n'est pas juste non plus. L'équipe qui est allée loin en championnat canadien, c'est lui. »
Le regard est direct, franc, on sent la passion de l'homme et l'affection qu'il porte à son directeur technique, qu'il connaît depuis toujours.
« L'affaire Bernier »
Le président s'est aussi permis de revenir sur les déclarations de l'international canadien Patrice Bernier quant aux canaux de communications inexistants entre les deux parties.
« Peut-être n'y a-t-il pas de communication entre Patrice et son agent, suggère Saputo, parce que nous avons répondu à son agent hier (mercredi) et nous lui avons dit que nous le considérions.
« Je ne suis pas quelqu'un qui négocie à travers les médias, ajoute-t-il, mais de la façon que ça a été fait, je ne crois pas que c'était juste envers Montréal. Et si tu veux avoir une relation avec une équipe dans le futur, ce n'est pas la bonne façon de commencer. »
Montréal vers le haut
Au moment où le match des étoiles est sur le point de commencer, que ses partenaires d'affaires sont rassemblés pour les cérémonies d'ouverture, Joey Saputo accepte de rester quelques minutes pour discuter de son club.
Pour lui, c'est une façon d'être transparent envers les partisans, un mot qui reviendra souvent.
Au moment de la démission de Marc Dos Santos, il avait aussi parlé de pression. Et d'où vient-elle, cette pression?
« La ville veut avoir une équipe gagnante, dit-il. Moi, comme propriétaire, je mets de la pression parce que je suis quelqu'un qui n'aime pas perdre. Les autres équipes professionnelles comme le Canadien et les Alouettes ont des traditions de gagnants. On veut s'assurer d'en être une aussi. »
Pour cette raison, il souhaite redresser la barre d'ici la fin de l'année en NASL, pour s'assurer d'avoir un erre d'aller pour l'entrée en MLS.
« Quand les choses vont bien et que tout est positif, ça ne peut pas faire de mal, assure Saputo pour souligner sa lucidité face à la situation actuelle. Mais pour moi, je veux vraiment finir l'année en beauté pour commencer l'autre du bon pied. »