La démission de Carolina Morace me surprend, mais pas complètement. En menaçant de quitter son poste avant le Mondial pour finalement rester, elle s'était mise une pression énorme sur les épaules.
Elle était déjà dans une position précaire. Tout ce qui comptait, c'était les résultats au Mondial et il n'y a pas eu de résultats.
Morace quitte son poste après un peu plus de deux ans à la barre de l'équipe nationale. Son plus grand apport aura été de changer la culture de l'équipe. Elle a laissé de côté le style direct et physique pour inculquer de nouveaux éléments tactiques : jouer au sol, faire circuler le ballon. Elle a donné de la confiance technique aux joueuses.
Le Mondial a été pénible pour Morace, mais elle avait obtenu un excellent résultat en Gold Cup. Elle a commencé quelque chose, il faudra le poursuivre. L'Association canadienne doit maintenant étudier la situation et choisir si on continue dans la même voie.
Va-t-on continuer avec la même approche technique et tactique? À mon avis, c'est ce qui devrait être fait parce que le Mondial féminin nous a prouvé que le soccer féminin était rendu à un autre niveau. Il ne faut pas sacrifier les méthodes pour les résultats. Il faut se mettre à jouer comme les autres pays.
Carolina Morace
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PC/PC/Neil Davidson
Morace a secoué les choses. Ce qu'il faut faire au Canada, c'est arrêter de se poser des questions et trouver des solutions pour que nos équipes nationales soient dans les meilleures dispositions pour être compétitives. Pour les femmes, c'est impératif en prévision de la Coupe du monde 2015.
Une adaptation
Pour les joueuses, l'après-Morace sera difficile. Elles adhéraient à sa philosophie, il y avait une très bonne entente. Elles pensaient continuer avec elle un bon moment. C'est un dur coup à encaisser.
Elles ont exploré une nouvelle façon de jouer. Leur prochain entraîneur devra apporter des idées similaires pour les faire progresser.
Le successeur de Morace devra s'adapter très rapidement. En qualification pour les Jeux olympiques, le temps pressera. Ça sera limite. Pour le Mondial 2015, il aura le temps d'implanter son programme.
En effet, le temps presse avant la qualification olympique, le nouvel entraîneur devra forcément connaître très bien l'équipe et ses joueuses. Il devra rapidement installer son équipe et donner sa vision.
À bientôt.