Il y a encore de l'espoir

  |  Frédéric LordTwitter  |  Radio-Canada
Mignane Diouf Mignane Diouf   © Pépé/Impact de Montréal

Perdu dans le sous-bois de l'indigence sportive, l'Impact de Montréal tentait, samedi, de retrouver le chemin de la victoire.

Sous un soleil de plomb au stade Saputo, le onze montréalais a fait match nul 0 à 0 avec les Strikers de Fort Lauderdale devant une foule annoncée de 13 034 spectateurs.

« On ne peut pas se satisfaire d'une nulle à domicile, a ragé le milieu de terrain Anthony Le Gall. On doit mettre au moins un but à cette équipe. »

Il s'en est fallu de peu pour que l'Impact laisse filer cette rencontre. Quelques minutes avant le début de la deuxième demie, les Strikers, profitant d'un coup de pied de coin, ont frappé à la porte du filet d'Evan Bush.

Le ballon, après avoir rebondi sur plusieurs joueurs, s'est retrouvé sur la ligne des buts, mais vraiment sur la ligne... Leonardo Di Lorenzo, posté au premier poteau, a réussi à dégager l'objet avant qu'il ne franchisse de façon franche le point de non-retour.

Y avait-il but? Le lecteur aura vite compris que les avis étaient particulièrement tranchés d'un côté et de l'autre. À voir les sparages de l'entraîneur de l'équipe de la Floride, on comprenait qu'il avait le sentiment de s'être fait flouer par l'arbitre.

De son côté, Bush n'avait aucun doute : « Non, il n'était pas dedans. Qu'est-ce que tu penses que j'allais te dire... »

Bien que le onze montréalais ait multiplié les occasions de marquer en deuxième demie, il a encore fait preuve de son manque de réalisme.

Ainsi, les frappes passaient à côté du filet, mal cadrées. Les centres ont aussi raté les têtes, au grand dam de l'entraîneur Marc Dos Santos.

Au final, l'exemple le plus probant demeure le centre de Le Gall, vers l'heure de jeu. Un ballon au deuxième poteau que Reda Agourram a mal redirigé de la tête, même s'il n'était qu'à quelques centimètres du filet.

« À cette distance-là, Reda doit la mettre si on veut gagner », a insisté Le Gall visiblement frustré par le résultat.

Tout de même, les spectateurs auront eu droit à un spectacle enlevant du début à la fin.

« L'équipe a beaucoup d'anxiété, a expliqué Dos Santos après le match. Elle veut tellement bien faire. »

Première demie d'espoir

Dès les premiers instants du match, les hommes de Dos Santos ont montré beaucoup de volonté.

Visiblement déterminé à retrouver le niveau de jeu qui le caractérise depuis son arrivée avec l'Impact il y a de près de sept ans, Di Lorenzo a été le premier à sonner la charge.

Le résumé de Jean-Patrick Balleux et les commentaires d'Anthony Le Gall

En appétit sur tous les ballons, le milieu de terrain a lancé profondément Mignane Diouf à la 12e minute. Ce dernier a d'un seul coup explosé et laissé son couvreur dans son sillon pour filer seul devant le gardien Matt Glaeser, qui a partiellement arrêté le ballon.

Venu en repli, le défenseur de la Floride Cristian Arrieta a sauvé la mise en empêchant, tout juste devant la ligne des buts, le ballon de pénétrer dans la cage.

En contrôle pendant la majeure partie de la première demie, l'Impact est passé près de décoincer le pointage à la 42e minute.

Un coup franc tiré à la gauche du filet des visiteurs par Antonio Ribeiro a trouvé partiellement la tête de Le Gall. Bien marqué par un adversaire, le Français n'a pu se faire justice.

Le désert

Clairement, la frustration s'empare de plus en plus du collectif. Les gestes de dépits et d'impatience ont été nombreux au cours du match.

« On a travaillé dur, on fait beaucoup d'effort et on n'est jamais récompensé, a ragé Le Gall. Ça commence à être frustrant. »

L'Impact disputera son prochain match contre le FC Edmonton, en Alberta, le 26 juin.

À noter :

  • Leonardo Di Lorenzo a atteint les 10 000 minutes jouées avec l'Impact en championnat. Seulement 10 joueurs ont atteint ce plateau avant lui.