Les crocs de Pelletier

  |  Frédéric LordTwitter  |  Radio-Canada
Richard Pelletier Richard Pelletier (à gauche)   © Pépé/Impact de Montréal

Revoilà Richard Pelletier... mais pour combien de temps?

Après six longs matchs de suspension, le défenseur latéral de l'Impact de Montréal foulera enfin les pelouses de la NASL, samedi, contre le FC Edmonton.

À l'entraînement, vendredi, Pelletier occupait le couloir gauche dans le onze de départ de l'entraîneur Marc Dos Santos. Un poste qui appartenait jusqu'ici presque exclusivement à Zurab Tsiskaridze.

« Ces six matchs-là, ça m'a vraiment porté préjudice, mais ça m'a forgé un mental supplémentaire », explique Pelletier à propos de la sanction encourue au dernier match de la saison 2010 en Caroline.

« Depuis le temps... J'ai encore bien travaillé cette semaine, assure-t-il. Demain, en plus, c'est un match très important pour moi, pour le groupe, pour le club. On a coupé l'hémorragie, il faut relancer positivement maintenant. »

En audition avec Nick

Comme cette saison prend des allures d'interminable audition en vue de la prochaine saison, la suspension de Pelletier lui aura fait perdre un temps précieux pour s'affirmer avec le onze montréalais.

De plus, si le directeur technique de l'Impact était tenté d'obtenir un autre joueur étranger à la prochaine période estivale des transferts, le latéral de 22 ans pourrait être le premier à écoper.

Mais les latéraux gauchers sont une denrée rare - particulièrement en Amérique du Nord - et Nick De Santis serait sûrement le premier ravi de voir le jeune Français devenir un incontournable.

« Les latéraux ne sont plus que des défenseurs, c'est fini maintenant, explique Pelletier. Ce sont des joueurs qui doivent apporter offensivement, prendre le couloir, surtout à domicile. On ne peut pas toujours reculer et défendre à la maison. »

Bref, un nouveau souverain dans le couloir de gauche du onze montréalais pourrait être une partie du remède aux problèmes offensifs des derniers mois.

« On cherche quelque chose de cohérent, mentionne lucidement Pelletier. Il faut rester dans le jeu simple, appliqué. Travailler ensemble et devant le but, être des chiens. Qu'il rentre (le ballon) avec le genou, la cuisse, on s'en fout. Faut que ça rentre. »

Effectivement, un peu de chien, ça ne ferait pas de tort...