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![]() Soccer Honduras 1 - Canada 2 La lumière, enfinMise à jour le mercredi 8 septembre 2010 à 9 h 20 Un texte de Guillaume Boucher L'avenir devient moins sombre pour le Canada, malgré l'ironie de la météo. Les unifoliés ont triomphé du Honduras 2-1 dans un match amical interrompu par la pluie, mardi, au stade Saputo. La violence des orages a forcé l'arbitre à interrompre les hostilités à la 83e minute. Elles n'ont repris qu'après une attente de 20 minutes, pendant laquelle la possibilité d'une fin précoce était bien réelle. Le cas échéant, le Canada aurait quand même porté le chapeau de vainqueur, parce que 75 minutes avaient déjà été jouées. Ce résultat, les hommes de Stephen Hart le savoureront pleinement : une première victoire en neuf matchs et une première à domicile depuis le 20 juin 2008. Ils avaient alors liquidé 4-1 le très modeste Saint-Vincent-et-les-Grenadines en qualifications du Mondial, à Montréal. Le bilan offensif est aussi source de grand soulagement. Deux buts, c'est le double de la récolte des sept derniers matchs! Et tous s'accordent : c'est par l'attaque qu'est venu le réveil. « Ce n'était pas juste de la possession du ballon pour la simple possession, a commenté le sélectionneur Hart. On s'est créé une tonne d'occasions. Avec plus de chance, on aurait pu ajouter d'autres buts. On avait une bonne qualité de jeu avec le ballon, on est restés organisés et on a bien contre-attaqué. » « Avant de penser à retrouver la confiance des partisans, il fallait retrouver notre propre confiance, a ajouté le milieu Patrice Bernier. Aujourd'hui, il y avait de la conviction, de l'énergie. On a eu beaucoup plus de créativité offensive que contre le Pérou, samedi (défaite de 2-0). » Ça débloque La soirée canadienne a pris forme après quelques secondes de folie à la 29e minute : arrêt à l'emporte-pièce de Noel Valladares, barre transversale de Will Johnson et faute de main non appelée de Rob Friend. Josh Simpson s'est à son tour servi de la patate chaude pour ouvrir la marque, d'un geste peu gracieux. La grâce, Kevin McKenna n'en a cependant pas manqué quand il a gonflé la mise à la 42e. Sa reprise de tête sur un coup de pied de coin n'a laissé aucune chance au gardien Noel Valladeres, avec un alliage de précision et de puissance.
Mais l'étoile pour les reprises de tête appartient à Erik Norales. À la 34e, le défenseur hondurien a déjoué Lars Hirschfeld d'un geste technique exceptionnel, en lui faisant dos, pour placer son ballon dans le coin du filet. Les Catrachos pensaient alors être lancés, mais ils venaient de vivre leur unique occasion de qualité. On s'attendait à plus d'un groupe qui vient de participer au Mondial. Mais d'un autre côté, très peu de joueurs retenus avaient goûté à l'expérience sud-africaine : 7 sur l'effectif de 23, dont seulement 4 partants. Si leur bagage d'expérience était plus léger qu'à l'habitude, celui des Canadiens l'était aussi, ce qui n'a pourtant pas été un handicap. Les Josh Simpson, Rob Friend et autres Simeon Jackson ont gagné de précieux points à l'attaque. Simpson a raté son doublé par des poussières à la 78e, en frappant le poteau de plein fouet. Jackson, lui, a tout juste mal ajusté une frappe décroisée à la 52e et un lobe inouï à la 88e. Hart ne s'est jamais ennuyé de Dwayne De Rosario, retenu à l'extérieur, comme tous les autres joueurs du Toronto FC. Le temps d'un match, les doutes sur la force du collectif et la qualité de la relève ont été effacés, mais le prochain rendez-vous amical pourrait les faire réapparaître. Le prochain adversaire du Canada en est un de qualité : l'Ukraine, 24e sélection mondiale. Un rendez-vous le 8 octobre, dans le froid de Kiev de surcroît. À noter : Paul Stalteri a écrit son nom dans le livre des records canadiens. Le défenseur a vécu sa 83e titularisation dans l'uniforme unifolié pour ainsi dépasser la marque de Randy Samuel, attaquant dans les années 1980 et 1990.
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