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![]() Soccer Mondial 142 sur 145Mise à jour le jeudi 2 septembre 2010 à 18 h 07
« Sur les 145 buts de la compétition, 142 ont été correctement inscrits. » Avec cette curieuse affirmation, la FIFA a défendu le travail de ses officiels à la Coupe du monde de soccer disputée en Afrique du Sud. La fédération publiait jeudi son bilan sur l'événement planétaire. Elle répondait du coup au tollé international causé par le but ignoré en huitièmes de finale qui a mené à l'élimination de l'Angleterre. Plusieurs joueurs et associations avaient alors réclamé l'arbitrage vidéo, mais la FIFA a toujours rejeté l'idée. « Quant aux décisions prises dans les 64 matchs, il convient de mentionner qu'en dépit des grandes difficultés constatées, leur immense majorité a été judicieuse, lit-on à la page 126. Treize buts ont été correctement annulés et deux auraient dû être validés, ce qui signifie que 96,88 % des décisions ont été correctes. » Dans son analyse, la FIFA défend aussi son ballon, le jabulani, jugé trop rapide par plusieurs. La fédération estime plutôt que l'irrégularité des gardiens a mené à bien plus de buts que le ballon en lui-même. On critique leur difficulté à diriger la circulation dans leur zone de réparation, à communiquer avec leurs coéquipiers et à bloquer les tirs. Si le jabulani n'est pas totalement épargné dans l'analyse, la FIFA préfère rappeler que des gardiens ont « simplement oublié de placer leur corps correctement ». L'équipe du siècle Le rapport célèbre aussi le brio des champions espagnols, mais n'est pas tendre envers les finalistes néerlandais. « On a conclu que l'Espagne a affiché un soccer fantastique, hautement attrayant, a indiqué Jean-Paul Brigger, directeur du groupe d'étude technique de la FIFA. C'est une équipe complète, qui pourrait même être considérée pour le titre de l'équipe du siècle. Xavi, Iniesta et Xabi Alonso au milieu ont couvert beaucoup de terrain, mais ils jouent aussi du soccer fabuleux. C'est beau et même enjoué, mais c'est effectivement le résultat d'un travail acharné. » Les Pays-Bas, eux, sont cités pour la finale particulièrement brutale, gagnée 1-0 par l'Espagne en prolongation : « Finale polluée de fautes, surtout par les Néerlandais. » On se demande par ailleurs si les joueurs étaient trop fatigués après avoir disputé de longues saisons. Enfin, le rapport de la FIFA accable les équipes africaines, qui ont souffert du poids des attentes, pour leurs choix de sélectionneurs. Des six équipes du continent, seul le Ghana a accédé au deuxième tour. « Les chances de succès des entraîneurs ont été limitées par le fait que, souvent, ils ne comprenaient pas pleinement la culture, la mentalité et le style de vie africains, ou en savaient trop peu à ce sujet », écrit-on. Pour ce rapport, la FIFA a rassemblé une équipe d'entraîneurs d'expérience et d'anciens joueurs pour analyser les 64 matchs. Il en résulte un document de 289 pages.
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