Bonjour à tous,
Joey Saputo n'a pas été tendre avec ses joueurs cette semaine. Je connais le président depuis longtemps et je peux vous dire que c'est quelqu'un de passionné, avec des attentes élevées et qui a à coeur le succès de l'équipe pour laquelle il s'investit tant depuis plusieurs années.
Il va de soi qu'il s'attend à plus de son équipe que ce qu'elle lui a offert depuis le début de la saison.
Je comprends parfaitement son mécontentement. Il a le sentiment que des joueurs sont nonchalants. Après tout, ils sont bien traités et jouent dans un amphithéâtre plein à craquer, des conditions idéales pour bien performer.
Ces récents propos sont une façon musclée de les fouetter. Mais d'un autre côté, ils ne répondent pas aux attentes.
Leadership
Le manque de leadership et d'engagement a été soulevé comme problèmes principaux des insuccès de l'équipe. Selon moi, les problèmes se situent ailleurs.
D'une part, les joueurs manquent de concentration, même s'ils dominent souvent leurs matchs. C'est pour ça qu'ils continuent d'encaisser des buts sur le tard, en fin de première demie et en fin de match, comme ça a été le cas contre la Caroline (45e et 83e) et Rochester (84e).
D'autre part, ils manquent de confiance et de calme. C'est pour ça que la finition fait défaut.
Nevio Pizzolitto
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Impact de Montréal/Pépé
Nevio Pizzolitto a été écorché sur la question du leadership, et plus particulièrement sur ses qualités de capitaine. Je suis surpris par ce qui a été dit à son sujet.
Je connais Nevio depuis que j'ai 14 ans : c'est une bonne personne, un meneur, une personne idéale pour être capitaine. Il a d'ailleurs porté le brassard pendant la majorité de la saison dernière, en l'absence de Mauro Biello.
Et pour les autres meneurs de l'Impact, ce sont les mêmes que l'an dernier, qui avaient conduit l'équipe au championnat. À Nevio s'ajoutent Patrick Leduc, Matt Jordan, Eduardo Sebrango et Mauro Biello, dont la présence est tout aussi marquante même s'il est devenu entraîneur.
Il est vrai que les joueurs ont la plus grande responsabilité de ce qui se passe sur le terrain, mais l'équipe technique y est aussi pour beaucoup. Après tout, c'est elle qui choisit les joueurs et les schémas tactiques, et elle a une influence directe sur l'esprit d'équipe dans le vestiaire. Le leadership des entraîneurs est aussi important que celui des joueurs.
La meilleure attaque est la défense
L'attaque est montrée du doigt dans les critiques comme principale cause du manque de succès de l'Impact, mais on oublie trop souvent la défense. Les bonnes équipes n'accordent jamais beaucoup de buts (moins d'un par match en moyenne). Elles gagnent des matchs, même si c'est parfois ennuyant. Cette année, l'équipe a déjà accordé 27 buts en 23 matchs.
Mais l'heure n'est pas encore à la panique. À mon avis, l'Impact sera des séries, même s'il ne lui reste que sept matchs pour sauver sa saison. L'an dernier, Joey Saputo avait fait une sortie semblable à Miami et l'équipe s'était relevée.
Et de quoi se souvient-on en pensant à l'an dernier : le championnat.
À bientôt.