Et le ciel leur tombe sur la tête

  |  Frédéric LordTwitter  |  Radio-Canada
Le résumé et les réactions des joueurs

En ce mercredi soir montréalais, l'air du stade Saputo était chargé d'électricité.

Les Whitecaps refont le coup à l'Impact. Les Vancouvérois marquent au dernier moment et quittent Montréal plus riches de trois points, comme ils l'avaient fait le 30 juin.

Autant le ciel gris menace d'éclater en tonnerre et torrents, autant sur le terrain les joueurs ont tout tenté pour faire exploser cette rencontre entre les éternels rivaux, l'Impact et les Whitecaps de Vancouver.

L'éclair de lucidité est venu des défenseurs centraux des Whitecaps - peut-être les meilleurs de la ligue - si bien que les visiteurs l'ont emporté 1-0.

Comme il en fait une habitude, Greg Janicki a marqué de la tête à la 88e minute, sur une longue touche de balle de Wes Knight, pour procurer la victoire aux hommes venus de l'Ouest canadien.

« Ils nous ont encore volés, a souligné Marc Dos Santos, quelque peu revanchard. Je ne pense pas qu'ils méritaient la victoire, la nulle peut-être. »

Ironie du sort, le couvreur de Janicki était le défenseur central Wesley Charles, qui en était à son premier match contre son ancienne équipe.

« Ça me rend malade, a expliqué Charles. Il s'est reculé sur moi, m'a déstabilisé et il a marqué... comme ça. »

La menace

Cette acrimonie était-elle due aux nombreux transfuges de chaque côté, aux déclarations de Marc Dos Santos à la veille de l'affrontement ou à l'habitude? Personne n'a su vraiment.

Mais on s'en est foutu, parce que sur le terrain, les deux équipes se sont ébrouées avec passion. Et au terme des 45 premières minutes, la marque était toujours vierge.

Dès les premières secondes de l'affrontement, les Whitecaps ont mis beaucoup de pression sur la défense montréalaise. Tant et tellement qu'à nombre de reprises, les arrières de l'Impact ont dû remettre le ballon au gardien Matt Jordan, faute de solutions au milieu de terrain.

« On veut jouer de cette façon. Et particulièrement face à l'Impact, a précisé Martin Nash. Ils ont une bonne équipe. Si on ne leur met pas de pression, ils vont passer la soirée à se passer le ballon. »

À la 10e minute, un coup franc joué rapidement par Nash au 30 mètres du onze montréalais a trouvé la tête du défenseur Nelson Akwari, qui a très justement redirigé vers le filet.

Mais Jordan veillait au grain et y est allé d'une parade judicieuse pour garder la marque à 0-0.

La présence du gardien montréalais s'est d'ailleurs fait sentir sur l'ensemble de l'effectif. À plusieurs reprises, comme il en fait une habitude, il a hurlé des directives à ses défenseurs. Avec Jordan, pas de demi-mesure : parlez-en à Hicham Aaboubou, qui a reçu une volée de bois vert pour avoir oublié de se repositionner après un effort à l'attaque.

L'Impact s'est remis dans le match dans les environs de la 20e minute. Le onze montréalais n'a eu d'autre choix que d'y aller d'un peu plus d'imagination et de risque pour percer cette défense foutrement bien organisée.

Tout au long de la première demie, les prises de bec ont été nombreuses entre les joueurs des deux formations, chacun étant particulièrement engagé.

Une deuxième demie sous un ciel variable

Malheureusement, les promesses de la première demie ne se sont pas matérialisées.

Bien sûr, le match a continué à être âprement disputé, mais les occasions de marquer étaient rares.

Bon, Jordan a dû faire quelques arrêts, mais sans plus.

La meilleure occasion de l'Impact est survenue à la 66e minute. Ali Gerba y est allé d'une passe en cloche à l'attention d'Antonio Ribeiro, qui s'est engouffré dans la défense des Whitecaps. Le gardien Jay Nolly a bien calculé sa sortie pour stopper le ballon avec ses jambes.

Edouardo Sebrango, entré en fin de match à la place de Gerba, a bien failli secouer les siens.

En course, il a devancé Nolly au ballon. Sa frappe tout juste trop longue a abouti sur le dessus du filet.

Ainsi, le mot de la fin est revenu à l'arrière latéral de l'Impact Philippe Billy, transformé pour la rencontre en attaquant et visiblement ulcéré par le résultat.

« C'est toujours la même chose. On n'est jamais capable de concrétiser et on perd dans les derniers moments. »