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![]() Soccer | Chronique de Gabriel Gervais
L'héritage de MaldiniFraîchement retraité du soccer, Gabriel Gervais a disputé neuf saisons en USL, dont sept avec l’Impact de Montréal. Le défenseur a également défendu l’honneur du Canada en qualifications pour le Mondial 2006. Il commente le soccer d’ici toutes les semaines. Bonjour à tous, Le plus grand ambassadeur de l'AC Milan a quitté les pelouses. L'immortel Paolo Maldini a disputé son dernier match avec la formation lombarde le 31 mai dernier, dans une victoire de 2-0 sur la Fiorentina. La feuille de route impressionnante du défenseur (5 titres en Ligue des champions, 7 titres en Championnat italien, 126 sélections en équipe nationale) le place parmi les plus grands de sa profession, aux côtés des Franceschino Baresi et Franz Beckenbauer. Sur le flanc gauche, là où il a entrepris sa carrière, Maldini fait figure de premier de classe. À son entrée en matière au milieu des années 1980, il a révolutionné la position, jusqu'alors limitée à des tâches strictement défensives. Son adresse des deux pieds et ses qualités en relance ont changé la donne et lui ont permis d'ajouter une touche offensive à son répertoire. Dans son territoire, l'enfant de Milan était intraitable. Il n'était pas le plus rapide, mais sa vision du jeu exceptionnelle a bien servi sa cause, surtout en fin de carrière. Il taclait fort, mais toujours proprement. Il n'a d'ailleurs reçu qu'un seul carton rouge en 24 ans, un exploit remarquable à une position névralgique. Maldini occupe une place déterminante dans l'Histoire du ballon rond, mais ne sera peut-être pas reconnu à sa juste valeur en raison des pièces manquantes dans son présentoir à trophées: un titre au Mondial et à l'Euro. On se souvient des grands joueurs essentiellement en raison de leurs performances internationales. Diego Maradona a connu la gloire à plusieurs reprises à Naples, mais ses exploits au Mondial de 1986 sont plus frais à la mémoire collective. Une source d'inspiration J'ai remarqué Maldini pour la première fois à la Coupe du monde de 1990, en Italie, à ses premiers pas avec la Squadra Azzurra. On le présentait alors comme le jeune prodige (22 ans) d'une équipe expérimentée et il a répondu aux attentes.
Il m'a vraiment impressionné quatre ans plus tard, aux États-Unis, avec des performances déchaînées dans la phase éliminatoire. Infatigable, il montait et descendait constamment sur le terrain. Je me suis beaucoup inspiré de Maldini pour construire mon propre jeu. Il a démontré tout au long de sa carrière qu'un défenseur pouvait faire beaucoup plus que détruire les charges adverses. Il avait en tête la construction et la relance de l'attaque, une recette que j'ai toujours tenté d'appliquer. Au chapitre de la discipline, Maldini est l'exemple à suivre pour un défenseur. Sa réputation a été rehaussée par sa propreté sur le terrain et il se démarque à cet effet d'autres légendes. Zinédine Zidane était certes un grand joueur, mais ses sautes d'humeur noircissent son palmarès. Un aspect incontournable de son héritage: la loyauté. Il a toujours été fier de faire partie de la famille de l'AC Milan, qu'il a honorée de sa présence pendant 25 ans. Une telle marque de fidélité est rarissime à l'ère des transferts, où les joueurs brisent leurs contrats pour aller vers le plus offrant. Valeur à la hausse L'Impact vient de terminer une séquence fructueuse sur la route avec une récolte de six points sur une possibilité de neuf. L'équipe a quitté ses mauvaises habitudes: les matchs serrés ne l'effraient plus, la défense se resserre et l'attaque assure la finition. Une seule ombre au tableau demeure cependant, une fâcheuse tendance à accorder des buts en fin de demie. C'est d'ailleurs ce qui lui a coûté la victoire à Portland. La victoire contre Vancouver est doublement libératrice. D'une part, elle permet aux Montréalais de venger l'élimination en Championnat canadien avec un message fort. D'autre part, elle permet aux troupes de faire le plein de confiance avant une trêve de 11 jours, ce qui est toujours souhaitable en pareilles circonstances. Par ailleurs, la marque Dos Santos se fait peu à peu sentir en attaque. Le nouveau pilote a eu la main heureuse avec un système 4-5-1. Roberto Brown et Eduardo Sebrango s'alternent en pointe et trouvent régulièrement le fond du filet, ce qui tombe à point parce que l'équipe ne peut se passer d'eux. À bientôt. À lire aussi 22 novembre 2010 Un vent de changement26 octobre 2010 L'heure du bilan22 octobre 2010 Répéter, pas si facile14 octobre 2010 Aux suivants7 octobre 2010 En voiture27 septembre 2010 Le casse-tête s'assemble18 août 2010 Le mécontentement de Saputo23 juillet 2010 En attendant le déclic16 juillet 2010 Au revoir Roberto, bonjour Ali27 mai 2010 Quel massacre? |