Le mystère et l'attrait de la MLS

  |  Guillaume Boucher  |  Radio-Canada

Bonjour à tous,

Si la MLS fait couler beaucoup d'encre à Montréal, elle reste cependant dans l'anonymat en Europe.

David Beckham a monopolisé toute l'attention médiatique accordée à ce circuit au moment de sa signature avec le Galaxy de Los Angeles. L'intérêt a cependant faibli quand il s'est tourné vers l'AC Milan. L'Europe est assez centrée sur elle-même et lève souvent le nez sur l'Amérique du Nord: la crème est ici, alors pourquoi regarder ailleurs?

Beckham a permis d'asseoir la crédibilité internationale de la MLS, mais celle-ci pourrait être rehaussée avec l'arrivée de joueurs européens au sommet de leur art, et non en fin de carrière. D'ailleurs, au moment où le Britannique a plié bagage pour la Californie, certains observateurs ont critiqué la MLS en la comparant à une ligue de retraités.

Le calibre de jeu de la MLS est déjà assez relevé, grâce à la présence d'internationaux américains, mexicains, jamaïcains et trinidadiens, notamment. D'ailleurs, les formations européennes regardent souvent de l'autre côté de l'Atlantique dans leurs campagnes de recrutement, d'autant plus que les jeunes espoirs peuvent y être mis sous contrat à un prix plus abordable.

David Beckham avec le Galaxy de Los Angeles David Beckham avec le Galaxy de Los Angeles   © AFP/Getty Images/Christian Petersen

Au jeu des comparaisons, il est difficile de la situer par rapport aux standards européens. L'explication est en fait fort simple: mis à part quelques matchs amicaux, les représentants des deux continents croisent le fer très rarement.

Avec des compétitions interatlantiques de clubs, inexistantes en ce moment, on pourrait juger plus adéquatement du fossé entre la MLS et les championnats européens.

Une promotion pour l'Impact, la suite des choses

À mon avis, l'entrée de l'Impact en MLS représente une progression logique dans son parcours. La USL a perdu beaucoup de prestige récemment. Avec Seattle qui a fait le saut en MLS et Vancouver qui l'imitera en 2011, que va-t-il rester du circuit?

Au chapitre sportif, le fait de jouer dans la cour des grands serait bénéfique pour l'équipe. Ses partisans pourraient voir à l'oeuvre plus de joueurs vedettes et sa base de développement se solidifierait. Avec des débouchés professionnels plus prestigieux, le soccer québécois pourrait passer à une autre étape à moyen et long terme.

Personnellement, je n'écarte pas la possibilité de terminer ma carrière en MLS pour être plus près de ma famille. Si l'Impact devait faire le saut, ça serait encore plus facile pour moi.

Je suis parti en Europe pour exercer mon métier à temps plein, ce que je ne pouvais faire à mes débuts professionnels à Montréal, où la saison s'étend de mars à septembre. En Europe comme en MLS, le championnat est plus long, ce qui assure aux joueurs une rémunération pendant une année complète.

Terminer en beauté

La fin approche en championnat danois. Mon équipe, le FC Nordsjaelland, a connu des hauts et des bas cette saison et se bat présentement pour sa survie en première division. On vient de subir cinq défaites de suite et un climat de tension règne dans le vestiaire.

Nous détenons un coussin sur les équipes de dernière place, mais nous devrons connaître la victoire à nos quatre dernières sorties pour garder le contrôle de notre destinée et ainsi éviter la relégation.

Par ailleurs, un remue-ménage est à prévoir cet été. Nous avons un manque énorme à combler en défense latérale et nous risquons de perdre un attaquant sur le marché des transferts. Nous devrons aussi travailler sur nos principaux points faibles: un manque de rigueur en défense, une naïveté offensive et une vulnérabilité en contre-attaque.

À bientôt.

Facebook