Le Stade olympique de Montréal
L'Impact de Montréal conclura la semaine prochaine contre l'Atlante FC le chapitre le plus mémorable de son histoire.
L'Impact est prêt à faire preuve de flexibilité dans ses dates de match pour convaincre la RIO de prêter le stade olympique. S'il y a une bordée de neige, on jouera le lendemain, promet l'équipe.
Malgré l'élimination en demi-finales de la USL, impossible de passer outre la présence inespérée en quarts de finale de la Ligue des champions, le nouveau stade, la foule record...
«Ils ont combattu les préjugés, a dit le président Joey Saputo en listant les équipes italiennes, portugaises, mexicaines, trinidadiennes et honduriennes qui ont plié face à l'Impact. Il y a du soccer de haut niveau qui se joue ici à Montréal. L'Impact a sa place contre des équipes de niveau mondial.»
Cette vitalité de l'Impact causera toutefois un «heureux problème», si un tel concept existe vraiment. Où joue-t-on au soccer en février ou en mars à Montréal, au moment du prochain tour de la Ligue des champions?
Le stade olympique est la seule réponse possible. Mais ce n'est pas si facile quand la fragilité de la toile rend la surface impraticable lors des bonnes bordées de neige.
«On va parler à tous les intervenants, mais ce n'est pas simple, a expliqué le vice-président Richard Legendre jeudi. Il n'y a rien eu en hiver depuis neuf ans. Mais on veut jouer chez nous.»
À ce problème, les dirigeants de l'Impact offriront... la flexibilité.
Explications
Legendre explique: selon ce qu'il comprend, la Régie des installations olympiques (RIO) peut faire fondre la neige sur la toile en 24 heures. Or, s'il neige trop le jour du match, l'Impact proposera à la RIO de déplacer le match au lendemain.
«On a de la flexibilité à offrir. Quelques autres matchs de la Ligue des champions ont été reportés en raison de la météo. S'il faut trouver des noms d'ouragan à nos tempêtes de neige, on le fera», a-t-il ajouté, provoquant l'hilarité.
Jusqu'à maintenant, la RIO se montre très ferme dans son refus de prêter le stade olympique en février, une question de sécurité publique, argue-t-on. Là-dessus, Legendre laisse paraître l'ancien ministre.
«Au moins, on ne nous a pas donné un non catégorique. On est au début des discussions.»
Et Legendre de conclure, savamment: «On est la meilleure équipe de la zone CONCACAF. Il n'y a pas un décideur politique qui va nous dire d'aller jouer à Toronto.»
Autres sujets de discussion pour la prochaine saison (réponses de M. Saputo):