La cerise sur le gâteau

  |  Jean-François Tremblay  |  Radio-Canada
Le résumé du match

552 minutes sans but, changement houleux d'entraîneur, chassé-croisé du onze partant... qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

En juin, on doutait de voir l'Impact en séries. Puis, un nouvel entraîneur et un nouveau onze partant plus tard, l'équipe pose pied en quarts de finale de la Ligue des champions.

Contre vents et marées, l'Impact a signé le dernier chapitre de son improbable histoire mardi. Le onze montréalais cherchait un point, il l'a obtenu avec une nulle 1-1 contre le CD Olimpia du Honduras, au stade Saputo.

«C'est énorme, on est là. On a montré aux Canadiens qu'on pouvait jouer du soccer de haut calibre. Ça fait du bien de gagner le respect», a lancé le défenseur Nevio Pizzolitto.

Encore ce «respect», la notion qui a guidé les faits et gestes de l'équipe depuis le premier match contre le Toronto FC. Même l'entraîneur John Limniatis, bourru de nature, s'est illuminé le temps d'un éloge.

«On n'a pas seulement passé, on a mérité de passer. Les autres équipes ont peut-être sous-évalué l'Impact, mais maintenant, ils nous connaissent.»

Le cas Sandro

Le cas de Sandro Grande est probant. Ancien Européen, ancien international, le Montréalais est venu dynamiser le milieu de terrain en août dernier. Dix jours avant de revenir chez lui, il a rejeté une offre en Angleterre.

Aujourd'hui, il se félicite de son audace. «C'était une très bonne décision de rester. Personne ne croyait en nous, mais nous, on y croyait. On jouait comme une équipe en Europe.»

Joueur autonome dans 10 jours, il espère maintenant renouveler son contrat pour février prochain, début des quarts de finale. Le directeur technique Nick De Santis devrait être assez réceptif...

La froide pluie d'octobre

À la blague, on pouvait dire que le ballon gelé s'était transformé en patate chaude au début du match. Vent glacial, pluie incessante, température inhospitalière, les éléments se sont ligués contre le réalisme des actions.

Devant 5500 irréductibles, le CD Olimpia s'est organisé d'abord, mais l'Impact a creusé la première entaille. À la 40e minute, Roberto Brown a validé le ticket pour les quarts de finale en redirigeant un ballon tombé du ciel.

Grande l'y avait envoyé après avoir percé la muraille latine à grands coups de volonté.

Ramiro Bruschi a créé l'égalité en lobant un ballon au-dessus de Matt Jordan dans les dernières secondes de la première demie. Adam Braz a tout à se faire pardonner sur la séquence.

Maintenant, il reste un match contre Atlante FC, mardi prochain, pour l'honneur du 1er rang du groupe. Le meneur Pizzolitto n'a pas oublié l'enjeu: «Ce n'est pas plus gros qu'un championnat parce qu'on n'a rien gagné.»

Peut-être, mais l'Impact a déjà accompli bien plus que ce qu'on attendait de lui...

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