Un calendrier à revoir

Nick De Santis Nick De Santis   © Impact de Montréal/Pépé

Nick De Santis n'est pas du genre à justifier une défaite par la fatigue. Le directeur technique de l'Impact de Montréal veut éviter le piège de la facilité.

Le directeur technique de l'Impact, Nick De Santis, estime que la USL n'aura pas le choix de remodeler ses horaires.

Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes: 7 matchs en 14jours... et 25 552 km entre le 25 septembre et le 8octobre. Quand on sait que la Terre fait 40 075 km à l'équateur, ça donne une idée de grandeur.

Donc, après ces deux tiers de tour du globe, l'inévitable s'est produit à Vancouver. Le onze montréalais a été éliminé par les Whitecaps en demi-finale de la USL.

D'entrée de jeu, De Santis précise qu'il a vu que certains joueurs «n'avaient pas la motivation». Une fois cette mise au point faite, il admet que la USL devra refaire la structure des séries pour accommoder deux de ses meilleures équipes, l'Impact et les Islanders.

«La USL doit comprendre, comme partout ailleurs dans le monde, qu'on joue un match ou deux par semaine. Il y a la Ligue des champions mardi et mercredi, donc les matchs doivent être joués soit le samedi ou le dimanche.»

Le reportage d'Antoine Deshaies

Le vice-président Richard Legendre, lui, a été un peu plus nuancé au sujet de la performance de l'Impact.

«On savait qu'à un moment donné, on frapperait un mur parce qu'on allait d'exploit en exploit. Dimanche, c'était visible que les joueurs manquaient d'essence.»

Un horaire fou

Ce n'est plus un secret que l'horaire de la Ligue des champions de la CONCACAF est calqué sur celui de la MLS bien plus que sur celui de la USL. Résultat pour l'Impact: conflit d'horaire après conflit d'horaire.

Le milieu Sandro Grande, le plus éloquent à ce sujet, avait d'ailleurs lancé que «ce n'était pas ça le soccer». Les décalages horaires, c'est prouvé, affectent la concentration, les capacités motrices et la force...

«L'accumulation, tu fais un décalage horaire, ce n'est pas si pire, mais si tu en fais six, à un moment, le cerveau ne sait plus où donner de la tête», a expliqué le Dr Claude Arsenault.

De Santis se permet tout de même de voir le verre à moitié plein. «On pourra se concentrer uniquement sur la Ligue des champions, même si on aurait aimé jouer la finale.»