Peter Byers s'offre un bain de foule après son but.
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Pépé/Impact de Montréal
L'Impact de Montréal est au beau milieu d'une séquence possible de 29 matchs en 99 jours. À ce rythme ahurissant, rien ne réconforte autant que la victoire...
Devant un public clairsemé, Leonardo Di Lorenzo inscrit un but avec un tir défiant la gravité, puis Peter Byers s'échappe. Le onze montréalais signe une victoire de 2-0 dans une ambiance du Far West.
Pour la première fois en trois matchs cette saison, l'Impact a battu les Timbers de Portland, cette fois au compte 2-0 au stade Saputo lundi.
L'effet est d'autant plus thérapeutique lorsqu'on progresse au classement, qu'on égratigne au passage sa bête noire... et qu'on survit à plusieurs désistements de dernière seconde.
« C'était le match le plus difficile de la saison, a dit l'entraîneur John Limniatis, sans une once d'exagération. Il y a les blessures, les joueurs indisponibles avant le début du match. Nous sommes en grande difficulté au sujet des joueurs disponibles. »
Ces joueurs blessés, il y a en six, dont plusieurs titulaires: Gabriel Gervais, Rocco Placentino, Mauro Biello, Patrick Leduc, Roberto Brown et Severino Jefferson. David Testo et Sandro Grande, deux autres partants, ont demandé congé lundi, trop épuisés.
« Je suis vidé, je joue 90 minutes chaque match, a expliqué Leonardo Di Lorenzo, les lèvres mauves, après un autre match complet. C'est difficile, on joue aux trois jours. On devra utiliser chaque joueur de l'équipe. »
Toujours affable, Limniatis a explosé, qualifiant le calendrier de « ridicule ». « Ça fait 15 ans que je suis avec l'Impact et je ne comprends pas ce calendrier-là. C'est à la USL, pas à nous, d'arranger ça. Et c'est encore pire avec la Ligue des champions. »
Le Far West
Le scénario du jour s'est déroulé dans une ambiance du Far West: population clairsemée, peu de lois, terrain accidenté.
Ils n'étaient que 8000 ou 9000, l'une des foules les moins denses de la saison, pour voir Di Lorenzo ouvrir le pointage d'un tir défiant les lois de la gravité. C'était à la 13e minute, quelques secondes après que le ballon eut été expulsé d'une zone laissée à elle-même, comme elle l'a été tout au long du duel.
« Il fallait égaler leur jeu physique, puis on était meilleurs techniquement, a analysé Adam Braz, spécialiste de la robustesse, à son premier départ depuis le 22 juillet. La surface devant le gardien est une zone importante, on doit tout faire pour empêcher de marquer. »
Les deux entraîneurs en sont même venus aux mots, résultat d'autant de coups de coude que de tacles audacieux. L'arbitre Silviu Petrescu a fait ce qu'il a pu, sans trop de succès, en distribuant à la volée fautes et cartons jaunes.
À la 45e minute, Peter Byers a doublé l'avance des Montréalais, une belle façon de couronner un match où il a étalé ses connaissances. L'Antiguais a parcouru seul la moitié du terrain, avant de battre Chase Harrison.
« Je suis puissant. C'est comme ça que je marque. J'ai de l'énergie et je suis censé donner des buts. C'est un but percutant. »
Avec cette victoire, l'Impact passe du 6e au 5e rang de la USL. Et c'est l'heure du dodo pour tous les joueurs: il y a un match mercredi à Seattle, puis samedi à Vancouver.