Sandro Grande
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Impact de Montréal/Pépé
C'était l'un de ces matchs sans moment d'anthologie. L'Impact reste 6e au classement, il n'y a pas eu de véritable maître, l'adversaire laissait indifférent...
Il ne manquait que les chiens de prairie au stade Saputo, puisque les « terriers » y étaient légion. Le Thunder du Minnesota et l'Impact font match nul.
Le pointage, 1-1 entre le onze montréalais et le Thunder du Minnesota, n'a pas non plus fait bondir les 13 000 spectateurs, occupés pendant de longues minutes à faire survivre une vague.
On peut sans doute parler de la « fatigue mentale » du voyageur, citée par tous les joueurs depuis le retour du Honduras. Sandro Grande, l'auteur du but de l'Impact, a été le plus éloquent.
« Ça fait du bien de marquer, mais ça ne fait pas du bien de voyager comme ça autour du monde. Nous sommes fatigués. Cette fatigue, ce n'est pas dans les jambes, c'est dans la tête. »
Ce filet, son premier à Montréal, Grande l'a obtenu à la 45e minute grâce à un tir de pénalité. Kyle Altman venait de fauter dans la surface en retenant Peter Byers. Pour la petite histoire, c'était le premier but ainsi marqué au stade Saputo.
Le divin chauve de Montréal a ensuite relevé quelques sourcils en admettant « qu'un point au classement, c'était bien ».
L'entraîneur du jour Andrea Di Pietrantonio, remplaçant de John Limniatis suspendu, l'a ramené à l'ordre. « En fin de compte, on voulait trois points, avec un point, on n'est pas complètement satisfaits. On n'a pas été constants. On a joué par séquences. »
Mais il le seconde sur au moins une motion. « Il y avait un manque de fraîcheur mentale et physique. »
Sublime Jordan
Dans ces conditions de fatigue, le gardien de l'Impact Matt Jordan savait qu'il ne devait pas être bon, il devait être sublime. Il l'a été.
Le magicien a sorti son premier lapin à la 54e minute en déviant un missile au-dessus du filet. Il a poursuivi la représentation avec un arrêt « de la mitaine » sur une frappe de Melvin Tarley, façon hockey d'imaginer l'exploit.
Seul Stephen DeRoux l'a battu à la 21e minute d'un tir supersonique. Pris dans la circulation lourde, DeRoux a trouvé le poteau, qui lui, malveillant, a trouvé le fond du filet.
« C'était difficile, on était fatigués, a dit Jordan. Je savais que je devrais bien jouer pour gagner. Le terrain était difficile, mais on s'est bien habitués aux conditions. »
La prairie
Ça y est, le chat est sorti du sac: le terrain était affreux, une première cette année. Pour vous donner une idée, ça ressemblait un peu à une prairie, avec les terriers (mais sans les charmantes petites bestioles).
On explique le problème par une surutilisation du terrain dans des conditions particulières: les racines ont commencé à pousser latéralement en raison du soleil et du manque d'eau.
Au sujet du terrain, Richard Scott, de l'Association canadienne, s'est montré très prudent à la veille du match Canada-Honduras. « Nous allons attendre de voir le travail qu'ils feront. De toute façon, la FIFA doit d'abord inspecter le terrain. »