Peter Byers tente de se défaire de Sergio Ivan Rodriguez, du Real Esteli.
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PC/Graham Hughes
Le Real Esteli est arrivé à pied au stade Saputo, caméras en mains pour immortaliser le moment... Un défenseur dégageait le ballon en lieu et place du gardien, l'équipe s'entraînait avec son uniforme de match.
Contre une équipe de toute évidence moins forte, l'Impact ne s'impose pas. Joey Gjertsen marque un but dans un duel plutôt terne de la Ligue des champions de la CONCACAF.
Oui, il y avait deux mondes sur le terrain.
Pourtant, l'Impact de Montréal n'a pu faire mieux qu'une victoire de 1-0, mercredi, au stade Saputo, dans le match aller d'une série au total de buts au premier tour de la Ligue des champions de la CONCACAF.
La raison? Le onze montréalais s'est abaissé au niveau des Nicaraguéens. Et ceux-ci, bien conscients, ont refusé la confrontation.
« Il y a eu beaucoup de jeux amateurs, des gars en blanc (l'Impact présentait son nouveau style tout blanc), des gars en rouge et blanc (le Real Esteli), et des gars en jaune et noir (les arbitres) », a dit l'entraîneur John Limniatis.
Fidèle à lui-même, il s'est lancé dans une longue diatribe contre les arbitres, une histoire de juges de ligne, de temps ajouté en fin de match... Bref, prenons un autre appel.
Perte de temps
Le Real Esteli ne rivalisait pas au niveau technique. Il a donc ralenti le jeu à outrance, multipliant les fausses blessures et optant pour le... onze défensif. Le résultat a été peut-être le match le plus terne de l'année, un fait amplifié par une foule d'abord muette, puis carrément hostile.
Joey Gjertsen a brisé la monotonie à la 42e minute en frappant au vol un dégagement sans conviction. Carlos Reynaldo Mendieta, autre exemple d'une région du monde peu reconnue pour ses gardiens, a été pris à contre-pied.
Joey Gjertsen
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Pepe/Impact de Montréal
Ce but a couronné une vingtaine signée Impact, avec des occasions à Roberto Brown et à Gjertsen. Mais après le but, l'action s'est stabilisée.
Gjertsen a décoché un boulet dans le petit filet à la 56e minute, 3 minutes avant que Leonardo Di Lorenzo cadre un tir inexplicablement stoppé par Mendieta. Le Real Esteli a répliqué à la 74e minute sur un dégagement boxé raté de Matt Jordan, puis à la 87e minute sur un coup franc à l'extérieur de la surface.
Notons que Sandro Grande s'est viré une cheville à la 37e minute en marchant dans une aspérité du terrain. Il a quitté la rencontre.
Une victoire, c'est une victoire
« Une victoire, c'est une victoire, a jugé Limniatis. 1-0, c'est meilleur qu'on pense parce qu'ils doivent absolument gagner. Mais on n'a pas bien joué. Je vais peut-être me fâcher, je vais peut-être être gentil. »
Nevio Pizzolitto, lui, a présenté sa contre-expertise, citant « le ballon neuf, le terrain glissant, la préparation et la nervosité » pour expliquer le résultat d'un match que Limniatis a qualifié de « défaite » dans un lapsus fort révélateur.
Match retour: 2 septembre au Honduras, puisque le stade du Real Esteli ne répond pas aux exigences de la FIFA.
Le Real Esteli s'attend à un meilleur match, une question de foule et de climat. L'Impact aussi...
Dans les mots de Pizzolitto: « Au Honduras, si on joue mieux défensivement, il n'y a aucune chance qu'on ne gagne pas. »
À suivre.