La réalité rattrape Montréal

  |  Jean-François Tremblay  |  Radio-Canada
Matt Jordan Matt Jordan   © Photo Pépé / Impact de Montréal

Rois du Canada un jour, bons derniers de la USL le lendemain... La psyché humaine n'est pas conçue pour survivre à des hauts et à des bas si prononcés.

Deux fautes de l'Impact, deux buts des Rhinos... Ajoutez à ça une fatigue visible et seulement 2 tirs cadrés sur les 17 décochés et vous avez l'étendue des dégâts.

Après la défaite de l'Impact de Montréal 2-0 face aux Rhinos de Rochester, dimanche au stade Saputo, on a vu que la patience avait ses limites.

John Limniatis a cassé la glace. « Il n'y a pas d'explication. Tout a été mauvais. Il n'y avait pas de qualité, pas d'énergie. Rien. C'était justifié qu'on perde ce match. »

Patrick Leduc, discret tout au long du match, en a rajouté. « C'est une grosse semaine qui ne se termine pas comme on l'espérait. Combien de dimanches va-t-on attendre? J'ai du mal à croire qu'on a été dominés par une équipe pas si forte que ça. »

Il fallait voir les ballons de l'Impact frapper tout sauf le filet adverse. En fait, seulement 2 des 17 tirs montréalais ont dû être bloqués par le gardien adverse. C'est un constat d'autant plus difficile à vivre en analysant le temps de possession unilatéral pour les Montréalais.

Les trois prises

Les faits saillants du match avec Fanny Poisson

Toronto, Rochester, Montréal... Trois matchs en six jours, beaucoup de voyages, les joueurs ont péché par excès de fatigue.

« Ce n'est pas une excuse, mais c'est la réalité, a expliqué Nevio Pizzolitto, reprenant les propos de Leduc. C'est un manque de concentration quand on est fatigués. »

Le premier signe de fatigue est survenu à la 32e minute, gracieuseté de Simon Gatti. Luke Kreamalmeyer a repris un ballon perdu en défense, avant de dépasser Stefano Pesoli et de servir un tir bas croisé à Matt Jordan.

Jordan, d'ordinaire parfait, a commis la deuxième faute coûteuse à la 40e minute. Matthew Delicate a doublé l'avance en reprenant de la tête au-dessus de Jordan, qui a mal synchronisé sa sortie.

Troisième prise contre l'Impact: le carton rouge de Roberto Brown. À la 47e minute, l'attaquant du Panama s'est fait justice en assenant un coup de coude à Andrew Gregor.

« On avait besoin d'un gars avec sa qualité, a jugé Limniatis. Il a lâché l'équipe. Ce n'est pas sa faute si on a perdu, mais c'était pourri. C'était une très mauvaise décision de sa part. »

Les Rhinos n'avaient pas gagné à Montréal depuis 1998 et ils n'avaient pas marqué en 14 matchs dans la métropole québécoise. C'est un autre indice d'une saison qui ne ressemble en rien aux précédentes...