Nick De Santis
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Pépé / Impact de Montréal
Après des mois à crier après tout ce qui bouge, l'entraîneur Nick De Santis s'est présenté étonnamment détendu au bilan de fin de saison, mercredi.
Nick De Santis a-t-il dirigé son dernier match comme entraîneur-chef du onze montréalais? Lors du point de presse organisé mercredi, il a répondu non à cette question.
Détendu... surtout pour un homme éliminé sans gloire seulement 72 heures plus tôt à Porto Rico. Mais De Santis avait toutes les raisons d'être calme: il a carte blanche quant à son avenir.
Pour l'instant, il est toujours l'entraîneur de l'Impact. Pour l'instant...
Le président Joey Saputo lui a réitéré sa confiance et le principal intéressé, lui, estime avoir toujours « le feu en lui ». Mais à savoir si De Santis sera encore derrière le banc au début de la saison 2008, rien n'est moins sûr.
« Aujourd'hui, Nick est encore entraîneur-chef, a dit Saputo. S'il décide que pour le bien de l'équipe, il doit regarder dans une autre direction, il ne le sera plus au début de l'année. C'est trop tôt. Nick est compétitif, mais pas égoïste. Il va prendre la bonne décision pour le club. »
Par « autre direction », Saputo parle ici de directeur technique. Avec le club qui grandit, la MLS qui cogne à la porte, les nombreux changements de personnel, peut-être est-il temps de séparer les tâches d'entraîneur et de directeur? L'idée est sur la table, De Santis serait alors promu.
« Il faut regarder si la meilleure situation pour le club et le soccer au Québec n'est pas de séparer les deux positions. On va y penser. Nick est le visage du soccer au Québec et chez l'Impact. Il y a une position importante pour lui dans cette aventure. »
De Santis rejette les critiques des joueurs
Depuis son titre de championnat en 2004, l'Impact est incapable de survivre au premier tour des séries. Les méthodes de De Santis, disons « passionnées », ne font pas non plus l'unanimité dans le vestiaire.
Il serait la raison du départ de Lars Lyssand. Antonio Ribeiro, Andrew Weber et Charles Gbeke, pour ne nommer qu'eux, n'ont pas caché leurs différends avec l'entraîneur. Un joueur a même parlé de « vestiaire perdu ».
En point de presse pourtant, apparences obligent, tous se sont montrés unis derrière leur pilote. Même M. Saputo a défendu son entraîneur, malgré ses déboires en séries, en disant qu'il « n'avait peut-être pas les joueurs de caractère qu'il pensait... »
« Ma porte était ouverte, a pour sa part lancé l'entraîneur, précisant qu'il n'avait cure des déclarations anonymes. Aucun joueur n'est venu me voir. Pour un entraîneur, quand on pense à perdre son vestiaire, ce sont les résultats qui comptent. Et ça fait quatre ans qu'on se bat pour la première place. »
Pour l'instant, De Santis va prendre des vacances et digérer la gifle reçue à Porto Rico. Mais avant, il promet de statuer sur son avenir.
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