Consternation...

  |  Jean-François Tremblay  |  Radio-Canada
Défaite Impact   © Pépé/Impact de Montréal

L'Impact de Montréal n'avait jamais perdu un seul match en quatre saisons contre les Islanders de Porto Rico. Maintenant qu'il devait absolument gagner... il a perdu.

La chaleur, le bruit du stade, les bobos, tout ça ne compte plus en séries. Une défaite sans appel au moment le plus important de la saison, c'est inexcusable...

Et par défaite, on parle de défaite avec un grand D... La pire de la saison en fait.

Les Islanders de Porto Rico ont massacré le onze montréalais 3-0, dimanche, dans le match retour des quarts de finale de la USL. L'Impact perd donc la série 5-3 au total de buts, après avoir gagné le premier duel 3-2 à Montréal.

Le résultat, c'est une chose. Baisser les bras en résistant à peine, c'en est une autre. Dans ce cas-ci, c'est la deuxième option qui gagne. L'Impact n'était tout simplement pas là, point à la ligne.

L'offensive a été inexistante, à l'exception de quelques bons moments de Joey Gjertsen. D'ailleurs, l'entraîneur Nick De Santis aurait-il mieux fait de placer son meilleur buteur Charles Gbeke sur le terrain au lieu de le clouer au banc durant 70 minutes?

C'est sans parler de la défense, aussi accueillante qu'un salon de thé. Les joueurs étaient débordés, les remises au gardien Matt Jordan étaient anémiques. C'était dur à voir, encore plus dur à comprendre...

« C'est décevant de perdre comme ça, a déclaré le capitaine Mauro Biello. Encore une fois les erreurs nous ont coûté cher. C'est difficile d'expliquer pourquoi nous avons perdu encore au premier tour des séries, parce que c'est quelque chose qu'on ne veut jamais. Ce soir, nous avons trop donné aux Islanders et cela nous a coûté le match et la série. »

Les buts, cette fois

Dans la victoire, Taiwo Atieno a volé sur le terrain. Il a ouvert la marque à la 30e minute en reprenant dans la surface un généreux partage de ballon de Noah Delgado.

Puis, à la 81e minute, Atieno a servi un bijou latéral à Victor Manuel Herrera dans une montée à deux de front. Herrera n'a pas raté sa chance, tandis que les défenseurs observaient le spectacle.

Willie Sims a triplé la mise dans les arrêts de jeu en échappée. Mais rendu là, c'était vaincre sans péril, l'Impact jouant à 10 attaquants et un milieu de terrain.

Depuis son titre en 2004, l'Impact a été éliminé trois fois de suite à son premier week-end en séries. En 2005 et en 2006, l'Impact a atteint les demi-finales, mais sans disputer le premier tour, en raison d'un laissez-passer.

Des explications

Comment résumer ce match frustrant? Disons simplement que de connaître son pire match de l'année au moment le plus important, c'est inexcusable. Le bruit du stade, la chaleur, les bobos, à ce moment-ci de l'année, ça ne compte plus.

À la veille de l'inauguration du stade Saputo et tandis qu'on rêve publiquement à la MLS, l'Impact devrait rester bien au-dessus d'une élimination à son premier tour.

L'entraîneur devra justifier ses décisions et les joueurs fautifs devront faire un examen de conscience. Cela dit, la vérité est-elle ailleurs?

Les demi-finales en un clin d'oeil (dès vendredi)

  • Porto Rico affrontera Seattle
  • Atlanta affrontera Portland