C'est bon pour le moral

  |  Jean-François Tremblay  |  Radio-Canada
Patrick Leduc Patrick Leduc   © Luc Lavigne

L'Impact de Montréal a fait mentir le dicton « un de perdu, dix de retrouvés », mercredi soir. Pour l'équipe, ça a été une de gagnée, mais trois de perdus...

Patrick Leduc laisse un bon souvenir de l'Impact à son dernier match de calendrier au Complexe Claude-Robillard. En revanche, trois guerriers tombent au combat.

Le onze montréalais a vaincu les Silverbacks d'Atlanta 1-0 devant 12 242 personnes au Complexe sportif Claude-Robillard.

C'est festif pour un tas de raison. C'est d'abord un bel adieu au stade, qui accueillait son 176e et dernier match de calendrier de l'Impact. C'est aussi un survoltage du moral de battre une équipe chevronnée à l'approche des séries.

Mais regardons les choses en face: l'entraîneur Nick De Santis a perdu trois de ses meilleurs guerriers. Simon Gatti, Luis Aguilar et Leonardo DiLorenzo, les princes de la construction offensive, ont quitté le match en raison de malaises inconnus.

« J'ai parlé au médecin et je ne pense pas que ce soit sérieux. On l'espère parce que ce sont trois joueurs clés et on a besoin de profondeur. Ça devient une inquiétude s'ils ne reviennent pas pour les séries. J'espère que ce n'est pas sérieux parce que ça va bien pour eux. »

Les séries commencent dans une dizaine de jours et les physiothérapeutes ont besoin d'avoir les doigts agiles... Nick De Santis aussi, mais pour se les croiser dans son cas.

Le bon côté maintenant

Maintenant que la portion plate est derrière, passons aux bonnes nouvelles.

Après une mi-temps coincé au milieu, à tourner en rond, l'Impact a défait l'embâcle à la 44e minute. Patrick Leduc a pris le retour d'un tir de Matt Palleschi pour déjouer le gardien Felipe Quintero.

« J'ai réussi à m'avancer, c'est rare que je fais ça, a décrit Leduc. J'ai trouvé Matt Palleschi. J'ai demandé le ballon en retrait, mais finalement il a tiré. J'ai pris le retour, donc ça fait pareil. »

L'autre bonne nouvelle: le portier Matt Jordan a fait honneur à la pancarte d'un partisan qui demandait « Greg qui? ». La merveille masquée (qui n'a plus de masque, mais nous ne reviendrons pas là-dessus) a porté sa séquence d'invincibilité à 555 minutes, abaissant la marque d'équipe de 517 établie par Greg Sutton.

Il s'est surtout distingué dans les dernières secondes lors d'une formidable mêlée. Il a stoppé coup sur coup (avec un peu d'aide) Machel Millwood, Omar Jarun et Rodrigo Rios-Rodriguez.

« Je faisais tout ce qui était humainement possible pour garder le ballon hors du but. Quand j'ai boxé le ballon, des adversaires m'ont donné des coups de coude dans la gorge. C'est le jeu, il faut vivre avec ça. Pour mon record, c'est avant tout un hommage à l'équipe et aux défenseurs. »

Et on a gardé le meilleur pour la fin: avec cette victoire, l'Impact grimpe au premier rang de la USL, à égalité avec les Timbers de Portland. Ça, c'est bon pour le moral.