Joey Saputo
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Impact / Pépé
La MLS tend la main vers l'Impact, qui n'est pas insensible à ses charmes. Mais qui prendra le téléphone en premier?
L'Impact croit que c'est à la MLS à démontrer son intérêt envers l'équipe plutôt que l'inverse. Ensuite, encore faut-il que la proposition de la ligue suive la route...
« C'est plus à eux de prendre le téléphone, bien franchement », répond Richard Legendre, vice-président exécutif du onze montréalais.
« Ils voient ce qu'on est capable de faire et Montréal est un marché extraordinaire. On attend l'appel et de là, on verra. De toute façon, on a d'autres chats à fouetter avec la fin de la saison et le nouveau stade. »
La MLS figure sur les radars de l'Impact depuis quelque temps déjà. En début de saison, le président Joey Saputo a parlé d'un plan quinquennal pour le changement de ligue, mais ça pourrait venir beaucoup plus vite que ça.
D'un côté, Montréal a tout ce dont rêve la MLS: un fort public, un stade voué au soccer et une organisation chevronnée. Et la MLS, par ses efforts de décentralisation de l'entité unique et par la multiplication des propriétaires, plaît de plus en plus à Saputo.
Pas à n'importe quel prix
Ainsi, la MLS s'est retrouvée très haut dans la pile de dossiers de Legendre. Mais le vice-président met un gros bémol...
« Joey Saputo s'est montré ouvert à la MLS, mais pas n'importe comment et pas à n'importe quel prix. Si ça n'a pas de sens au plan affaires, ce ne sera pas possible. Mais si c'est une bonne offre d'affaires, ça peut être intéressant. »
Le problème? L'Impact est un organisme sans but lucratif financé en partie par les gouvernements depuis sa relance en 2001. Or, la MLS est une affaire de millions de dollars. C'est un pensez-y-bien pour la « mission » de l'Impact de promouvoir le soccer.
Ça pourrait aussi être le principal obstacle à la venue à Montréal de la ligue de David Beckham.
« On veut développer le soccer. Le pire que l'on puisse faire serait de perdre des tonnes d'argent et de ne plus être capable de rien faire dans le développement. »
Legendre précise aussi qu'il est beaucoup trop tôt pour élaborer un partenariat avec un investisseur aux poches profondes, dont quelques-uns ont déjà approché la MLS.
Toutefois, pourquoi fermer la porte? Pourquoi se priver d'un calibre de jeu plus impressionnant dans la métropole québécoise? « C'est clair qu'on est ouvert », se contente de dire Legendre en guise de conclusion...