Jean-Philippe Le Guellec
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PC/Bonny Makarewicz
Après une saison 2011 à oublier en raison d'une mononucléose, le biathlonien Jean-Philippe Le Guellec s'apprête à prendre le chemin de l'Ouest canadien pour peaufiner sa préparation en vue de la première Coupe du monde à la fin novembre.
Alors qu'il s'attendait à réussir des podiums, Jean-Philippe Le Guellec a passé la majeure partie de la saison dernière à se faire larguer par les meilleurs.
« Ç'a été extrêmement dur psychologiquement, a-t-il avoué à Radio-Canada Sports. Ç'a été de loin la saison la plus dure. »
Aux mondiaux de biathlon en mars, où le Français Martin Fourcade a enlevé l'or à l'épreuve de poursuite, il a terminé au 52e rang.
« Je faisais ce que je pouvais pis ça ne marchait pas! », lance Le Guellec.
En fin de saison, son médecin lui a prescrit un repos complet. Le diagnostic était une mononucléose doublée d'un cytomégalovirus, une infection qui attaque le système immunitaire.
D'ici quelques jours, Le Guellec va cependant retrouver ses skis dans un camp préparatoire, à Canmore, en Alberta.
Même s'il se dit en parfaite santé, l'athlète de Québec sait qu'il accuse un retard par rapport aux meilleurs biathloniens européens.
« Juste avec les deux mois de repos, la durée de réentraînement et ensuite de pouvoir reprendre la charge [habituelle], ça s'est étendu jusqu'au mois d'août. »
Il faudra donc être patient avant de revoir des performances comme sa 6e place à l'épreuve de sprint aux Jeux de Vancouver.
Mais Le Guellec n'est pas resté les bras croisés durant son repos forcé. Dans le sous-sol de sa résidence, il s'est exercé au tir à l'aide d'un programme informatique spécial.
D'après un reportage d'Olivier Lemieux.