La saison de la Coupe du monde tire à sa fin, plus que deux week-ends de compétition. Quelle course serrée chez les femmes entre Lindsey Vonn et Maria Riesch!
Maria occupe toujours la tête du classement, mais Lindsey s'est dangereusement rapprochée le week-end dernier avec ses excellents résultats à Tarvisio (1 victoire et 2 deuxièmes places).
Elle skie tellement bien que ce ne sera pas facile pour Maria de conserver son avance de 96 points (1676 contre 1580). Ce qui joue en faveur de Maria, c'est la prochaine Coupe du monde à Spindleruv Mlyn où il n'y a que des épreuves techniques : un slalom géant et un slalom.
Cette saison, Lindsey ne s'est pas distinguée dans ce genre d'épreuves : 4 tops 10 en 11 courses (slalom et slalom géant combinés). Par contre, Maria est montée sur le podium d'un slalom à 5 reprises en 7 courses (1 victoire, 4 deuxièmes places), en plus d'ajouter une 2e position et 2 autres tops 10 en slalom géant... d'où son avantage en République tchèque.
Elle doit absolument accroître son avance avant les finales de la Coupe du monde de Lenzerheide (Suisse), où toutes les disciplines seront présentées.
Maria Riesch
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AFP/Jeff McIntosh
Mon coeur penche pour Maria. Elle désire ce grand globe de cristal depuis si longtemps, elle a grandi en y rêvant. Lindsey, elle, en a déjà gagné trois.
Je me souviens d'une anecdote, c'était en 2002 aux Championnats du monde juniors, justement à Tarvisio. Je partageais le podium du super-G avec Maria. Elle avait triomphé, j'avais terminé 3e.
Dans la mentalité typique canadienne, qui se satisfait de peu, je lui avais dit : « C'est fantastique de gagner une médaille. » Elle m'avait répondu : « Oui, c'est fantastique. Mais moi, ce que je veux, c'est gagner le classement général en Coupe du monde. »
Sa réplique m'avait un peu sonnée. À cette époque, moi, tout ce à quoi je rêvais, c'était de disputer au moins une Coupe du monde. Disons que ses aspirations étaient passablement plus élevées que les miennes!
Parlant d'aspirations, Erik a réalisé les siennes en remportant la médaille d'or en descente aux mondiaux de Garmisch-Partenkirchen.
J'étais tellement contente pour lui. C'est un skieur tellement concentré, tellement dédié à son sport. Et quand vous êtes vous-mêmes un athlète, vous comprenez et appréciez davantage la portée d'un tel exploit. Vous savez toutes les heures de travail et tous les sacrifices qu'il y a derrière pour parvenir au pinacle.
J'ai assisté à sa victoire de l'Australie, où j'ai passé le dernier mois avec mon mari David (Ford).
Avec le décalage, les courses se déroulaient en soirée. Pour l'occasion, chaque épreuve se transformait en grosse fête chez la famille où David et moi logions. Même si le ski alpin ne fait guère vibrer les Australiens, la famille a attrapé la piqûre en raison de notre passion contagieuse.
Escalader Tremblant plutôt que l'Everest
Je suis rentrée de Sydney la semaine dernière... pas très bronzée. C'est quand même ironique de revenir de l'Australie le teint pâle. Il faut dire qu'en partant, avec mon teint clair, je ne bronze pas beaucoup. Mais aussi, je n'étais pas vraiment en vacances.
Un athlète s'entraîne pratiquement tous les jours, et avec ma blessure, c'est encore plus vrai. Je devais me soumettre à des entraînements en salle et à des traitements de physiothérapie comme si j'étais à Chilliwack ou à Calgary. Et de plus, je n'ai pas encore le droit de nager, mon genou n'est pas assez fort. Ça ne me servait à rien de tourner le fer dans la plaie en allant à la plage.
David Ford
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Kelly VanderBeek
Mes séjours au bord de l'eau se sont plutôt traduits par des séances vidéo, la prise d'intervalles et quelques encouragements afin d'aider David. L'équipe canadienne de canoë-kayak en eaux vives est toute petite et les moyens sont proportionnels. Alors, c'était sympathique de leur donner un petit coup de pouce et aussi très agréable de passer un peu de temps avec mon mari.
Je profite d'une dernière semaine à la maison avant de m'envoler pour Calgary pour trois semaines. Je songe même à m'y louer un appartement pour l'été afin de m'entraîner avec l'équipe.
Dans un mois, je pourrai recommencer à lever des poids et à établir un plan à plus long terme. Et mon genou se porte très bien. Les articulations fonctionnent bien, je ne ressens aucune douleur en montant ou en descendant les escaliers ou en faisant du vélo stationnaire.
C'est très encourageant. L'an dernier, j'avais l'impression d'escalader l'Everest. Maintenant, je dirais que ça ressemble davantage à monter le mont Tremblant. Certes, c'est encore une bonne ascension, mais on n'a pas besoin de se préparer pendant des années pour atteindre le sommet. L'adage « lentement, mais sûrement » convient plutôt parfaitement.
À bientôt.