Bonjour à tous,
Je suis contente que la saison soit enfin commencée! Par contre, je n'ai pas encore atteint ma vitesse de croisière.
En Finlande, j'ai eu de la difficulté à faire la transition entre le travail en gymnase et la compétition. Je n'étais pas assez rapide. Par analogie, j'étais en troisième vitesse vendredi. Samedi, je suis montée en quatrième. Mais une chose est certaine, je n'ai pas encore atteint la sixième.
Somme toute, j'y vois beaucoup de positif. Et juste de renouer avec la compétition, c'est bon pour le moral. Ne reste plus qu'à travailler davantage et je sais que les résultats vont suivre.
Jennifer Heil
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PC/Mike Ridewood
À l'entraînement l'été dernier, ma vitesse, mes sauts et ma technique étaient comparables à celles des hommes. Alors, je sais que j'ai le potentiel et les outils pour skier encore mieux.
Si j'avais connu un tel résultat une semaine avant les Jeux olympiques, il y aurait peut-être eu matière à s'inquiéter. Sauf que j'ai encore du temps devant moi pour assembler le casse-tête.
Cependant, le niveau de compétition m'a impressionnée. Généralement, il y 6 ou 7 filles qui peuvent prétendre à la victoire. Là, en Finlande, il y avait une douzaine de filles qui se battaient pour une place sur le podium. C'est exactement ce qu'on voit course après course chez les hommes. Donc, c'est excellent pour le sport féminin, ça veut dire que le niveau progresse.
Je suis également ravie des succès de Kristi (Richards, 1re et 2e en Finlande). Nous avons grandi ensemble au sein de l'équipe nationale. Championne du monde en 2007, elle a eu de la difficulté la saison dernière. Mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne rebondisse parce que c'est une excellente skieuse.
Avec Chloé, Kristi et moi-même, l'équipe féminine est très forte. Donc, si nous continuons sur cette lancée, nous allons maximiser le nombre de places pour les filles au Canada (3 ou 4 selon les résultats).
Je pense qu'aux Jeux olympiques, l'équipe féminine de bosses pourrait être aussi forte que celle des hommes.
Pas question de ralentir
Jennifer Heil
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PC/Jonathan Hayward
Notre prochaine course se déroulera à Calgary au début janvier. D'ici là, je continuerai à accroître ma forme en gymnase, c'est ma dernière chance. Parce qu'une fois que les Coupes du monde reprendront, elles s'enchaîneront jusqu'aux Jeux. Alors, il n'y aura plus beaucoup de temps pour le travail en gymnase. Tous les efforts seront concentrés sur la neige.
Et en voyant les nombreuses blessures qui affligent l'équipe canadienne de ski alpin, je suis encore plus convaincue de toute l'importance du travail en gymnase.
Je ne dis pas que les skieurs alpins n'en font pas assez, mais le sport est tellement exigeant physiquement que ça requiert une solide base pour que le corps puisse résister.
Même si le risque de blessures est toujours présent dans notre sport, je ne prévois pas mettre la pédale douce d'ici les Jeux. J'ai toujours eu une vie bien équilibrée entre la compétition, les entraînements et les périodes de repos. Ça fonctionne très bien ainsi pour moi. Donc, je n'apporterai aucun changement d'ici Vancouver...
À part quelques jours de repos pour célébrer les fêtes. Je passerai Noël à Québec dans la famille de Dominick. Ensuite, nous nous envolerons à Edmonton pour le Nouvel An. La veille du jour de l'An, ma ville de Spruce Grove tiendra une petite célébration en mon honneur... pour marquer le dévoilement de la rue Jennifer-Heil!
Joyeuses fêtes et à bientôt.