Bonjour à tous,
La saison approche à grands pas. J'ai tellement hâte. J'adore la compétition. C'est la raison pour laquelle je fais du ski. Durant l'été, je me demande parfois pourquoi je m'entraîne autant parce que le début de la saison paraît si loin. Mais quand la saison est à nos portes, tout redevient très clair.
La mienne commencera la semaine prochaine à Lake Louise. Présentement, je suis à l'entraînement à Nakiska. D'ailleurs, pratiquement toutes les équipes, tant féminines que masculines, s'entraînent ici avant de mettre le cap sur Lake Louise. Donc, il y a foule sur les pistes.
Kelly VanderBeek
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AFP/Samuel Kubani
Par contre, samedi et dimanche, nous avons fait un petit saut à Lake Louise, question de tester le parcours de descente. C'est fantastique, il y a tellement de neige cette année. Ça faisait longtemps que j'en avais vu autant à cette période-ci de la saison. Même les bols de l'autre côté de la montagne sont ouverts, donc les gens peuvent profiter de tout le domaine skiable.
Dès les premières courses, je veux obtenir de bons résultats. La saison dernière, j'ai dû jongler plus souvent qu'à mon tour avec des blessures, pas toujours sérieuses, mais somme toute agaçantes.
Je sais que si je skie comme je le suis capable, les résultats vont suivre. De toute façon, en ski alpin, tu ne peux pas te retenir parce que tout le monde y va à fond. Ce n'est pas compliqué, il n'y a qu'une vitesse: la cinquième!
Des noms à surveiller
D'après ce que j'ai vu à l'entraînement l'été dernier, il y a quelques jeunes de l'équipe qui pourraient surprendre. Je vous dirais de garder un oeil sur Larisa Yurkiw, elle skie très bien à l'entraînement. Il s'agit seulement qu'elle réussisse à transposer ce qu'elle fait bien à l'entraînement en course.
Même chose pour Shona Rubens qui effectue un retour avec l'équipe de vitesse après deux saisons dans l'équipe technique. En 2006, Shona avait surpris tout le monde en se qualifiant pour les Jeux olympiques de Turin, alors qu'elle était encore au sein de l'équipe de développement.
Malheureusement, des blessures aux genoux ont miné la suite de sa carrière et c'est la raison pour laquelle les entraîneurs ont préféré qu'elle reprenne doucement en slalom et en slalom géant. Lors des camps d'entraînement, elle était très compétitive, il suffit maintenant que son ski et sa tête suivent en course.
Marie-Michèle Gagnon
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AFP/Julian Finney
Par contre, je peux vous dire que je suis très encouragée par les résultats des filles à Levi (Finlande). Trois tops 17, c'est fabuleux, surtout que Marie-Michèle (Gagnon), Anna (Goodman) et Brigitte (Acton) n'ont même pas skié à leur plein potentiel. Ça prouve que le programme technique canadien porte enfin ses fruits et que le personnel d'entraîneur est solide.
C'est un groupe de filles encore assez jeunes. Et c'est très bon qu'elles soient trois à se pousser. C'est comme ça que tu progresses. À l'entraînement, Anna était plus rapide que Lindsay Vonn (championne en titre de la Coupe du monde). C'est très prometteur.
Avant de terminer, je vous raconte une petite anecdote. Nous sommes à Nakiska depuis quelques semaines. Un soir, nous soupions à l'hôtel et à deux tables de nous, Leonardo DiCaprio prenait lui aussi son repas. Il tournait Inception, un thriller qui doit prendre l'affiche l'an prochain. Nous avons bien jeté quelques regards en direction de sa table, mais nous étions trop gênées pour lui parler. Tout ce que nous avons réussi à faire, c'est rigoler et rougir... typiquement canadien!
À bientôt.