Bonjour à tous,
Je suis en super forme. J'ai passé un très bel été, mon premier comme papa. Maintenant âgée de 9 mois, Logan bouge de plus en plus... et moi, je dors un peu moins. Sa présence a quelque peu changé ma routine d'athlète.
Je m'entraîne toujours autant, mais je m'adapte à son horaire. Comme elle se lève à 7 h et qu'elle veut jouer, je déjeune et m'amuse avec elle. Puis quand à 9 h 30, c'est l'heure de sa sieste, eh bien, je vais m'entraîner.
Je ne cacherai pas que c'est de plus en plus difficile de partir longtemps. Je ne veux rien manquer. Mais je vais devoir m'y faire... et assez vite.
Par contre, j'ai réussi à planifier un horaire pour la saison qui me permettra de voir ma fille toutes les deux ou trois semaines. Au début, c'est certain que les entraîneurs étaient un peu réticents. Mais l'équipe vieillit. Il y a de plus en plus de gars et d'entraîneurs qui ont des familles, donc on doit maintenant faire des accommodements pour les enfants. Va peut-être falloir penser à installer des garderies au bas des pentes!
Érik Guay
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AFP/Fabrice Coffrini
Je me suis donc assis avec mes entraîneurs et nous avons regardé les possibilités. Après Beaver Creek au début décembre, au lieu de dormir à Chicago en route vers l'Europe, je reviendrai à la maison pour un soir. Karen (ma fiancée) et Logan me rejoindront ensuite pour l'épreuve de Bormio (29 décembre).
Et puisque je n'aurai pas de course pendant une semaine et demie, je pourrai passer du temps avec elles. Après Kitzbühel (24 janvier), je reviendrai à la maison pour une semaine avant de mettre le cap sur Vancouver, où ma famille m'accompagnera pour les JO. Je suis vraiment satisfait de cet arrangement.
Succession d'entrevues
Durant l'été, je n'ai jamais eu à m'absenter trop longtemps. Deux semaines en Nouvelle-Zélande, deux semaines au Chili et je repars dimanche pour un autre camp de deux semaines à Tignes. Sauf que, paraît-il, il n'y a pas de neige en France. Donc, on pourrait se tourner vers Zermatt (Suisse) où s'entraînera aussi l'équipe canadienne de ski acrobatique.
Par contre, mes séjours au Québec ont été entrecoupés de demandes médiatiques qui se sont faites de plus en plus récurrentes. À l'approche des JO, on sent un intérêt grandissant. Les gens m'arrêtent dans la rue et me souhaitent bonne chance, c'est agréable, ça met dans l'ambiance.
Mais il faut savoir aussi dire non. La semaine dernière, j'ai passé une journée à Toronto où j'ai enchaîné une dizaine d'entrevues. Cette semaine, on voulait que je refasse la même chose... j'ai refusé.
Érik Guay fait partie de ceux qui ont réussi un top 12 la saison dernière.
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AFP/Franck Fife
C'est paradoxal. Les entrevues sont bonnes pour mon sport, pour moi. Mais en même temps, c'est toujours le même sujet qui revient: les JO. Et qui dit JO, dit invariablement parler de ski, de résultats, donc ça ajoute de la pression.
Ce n'est pas l'approche que je préconise. Je ne regarde pas ma saison comme une année olympique. Les Coupes du monde sont également des objectifs importants. Il ne faut pas s'imaginer que les JO sont différents des Coupes du monde. Une course, c'est une course. Si j'ai du succès dans les Coupes du monde, ça se transposera à Vancouver et inversement.
Pour l'instant, tout va bien. J'ai ressenti une légère douleur au dos avant mon départ pour le Chili, mais rien pour nuire à mes entraînements. J'ai hâte que la saison commence et de voir comment se fera la transition en course. Toutefois, je devrai patienter encore un peu, la saison de vitesse commence seulement à Lake Louise, à la fin novembre.
À bientôt.