Bonjour à tous,
Ça y est. Avec le slalom géant, ma saison est terminée. Une saison plutôt moyenne. Certes, il y a des points positifs: j'ai été constant, je me suis souvent classé parmi les 10 premiers (7 fois en descente, 3 en super-G), mais j'en veux un peu plus.
Il y a deux courses où je suis tombé (descente Wengen et super-G Kitzbühel). À Val Gardena, j'ai eu une super bonne descente et j'ai fini 5e. Quand je suis passé en haut, il y a eu un coup de vent. Ensuite, j'ai gagné les quatre sections du bas, mais ça, les gens ne s'en souviennent pas.
Le plus frustrant, c'est que je ne sais pas ce qui ne fonctionne pas. Je cherche ce qu'il faut faire pour monter sur le podium... et je cherche encore. Je pensais l'avoir retrouvé après ma 3e place à Beaver Creek, mais ça n'a pas été le cas.
Les entraîneurs vont m'aider durant l'été. J'ai hâte de rentrer à la maison pour voir ma famille, mais aussi pour réfléchir à ma saison.
Érik Guay
©
AFP/Fabrice Coffrini
Malgré cette saison mi-figue mi-raisin, je ne ressens pas de pression en vue des Jeux olympiques. Ça peut paraître drôle à dire, mais c'est encore loin. Il me reste du temps. On devrait avoir à peu près six descentes avant les Jeux.
Les Jeux, c'est seulement une course. Je ne peux pas tout miser là-dessus. Ce ne serait pas la bonne approche. De plus, il y a d'autres objectifs que je veux atteindre.
Samedi, je reviens chez moi pour une semaine. Je repars ensuite pour un camp d'entraînement de dix jours sur la piste olympique de Whistler. Et après, je suis de retour pour... quatre mois. Ça va faire du bien. J'ai pu voir ma fille une semaine après les Championnats du monde. J'aimerais être là davantage, mais le ski, c'est mon travail.
Pour l'instant, je ne manque pas grand-chose, Logan Elizabeth dort tout le temps. Mais c'est sûr que ça va être plus difficile à la fin de l'été parce que je vais m'être attaché.
Malgré l'arrivée du bébé, je ne peux pas modifier mes horaires d'entraînement ou revenir plus souvent à la maison. Je dois garder ma routine. Et Karen comprend ça. Pour l'instant, je vis sur la webcam tous les soirs.
C'est drôle parce qu'à Åre, Jean-Philippe Roy est mon cochambreur et tous les deux, on passe nos soirées sur l'ordinateur.
Les Européens n'ont pas ce problème-là. Leur famille peut les suivre dans une caravane. Ils ne comprennent pas combien ça peut être difficile pour nous de passer
4-5 mois en Europe. Pourtant, ils viennent trois semaines à Lake Louise, puis ils trouvent ça long. L'hiver prochain, Karen et ma fille vont venir me rejoindre en Europe à quelques reprises.
Je n'ai pas de projet particulier pour mes vacances, si ce n'est que de profiter du temps avec ma famille. Je vais me garder en forme et je veux aussi renforcer mon dos. Je ne ressens aucune douleur, mais je veux le renforcer pour justement ne plus avoir de problème. Je reprendrai mon boulot le 24 juillet dans un camp d'entraînement en Nouvelle-Zélande.
Bon été.