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Coupe du monde de patinage courte piste La folle journée de Mathieu Turcotte
29 novembre 2003 – Le Canadien Mathieu Turcotte a connu une journée pour le moins étrange, samedi en Corée du Sud, lors de la troisième étape de la Coupe du monde. L'athlète de 26 ans a chuté en finale du 500m avant d'être mêlé, bien malgré lui, à une disqualification discutable du relais 5000m masculin.
«Mathieu a chuté à quelques mètres de l'arrivée alors qu'il occupait la deuxième place», explique l'entraîneur national Guy Thibault. Mais, au-delà de la chute qui lui a coûté une place sur le podium, Turcotte s'en voulait d'avoir commis une petite erreur stratégique. «J'ai pris une vitesse trop lente après m'être assuré de la tête au départ, précise-t-il. Le Chinois en a profité pour me dépasser... et conserver la première place jusqu'à la fin. J'aurais dû prendre une vitesse plus rapide.»
Une autre malchance au relais
La journée de Turcotte a continué d'être cahoteuse lorsqu'il a perdu pied lors des demi-finales du relais masculin alors que les Canadiens occupaient le deuxième et dernier rang donnant accès à la finale. Avec un peu plus de trois tours à faire et un tour d'avance sur les Britanniques, Turcotte a mis le patin sur un bloc délimitant la piste.
La perte d'équilibre a retardé l'échange du relais à Jonathan Guilmette pour enfreindre un règlement de l'Union internationale de patinage (ISU). Ce règlement stipule que les deux derniers tours doivent être effectués par le même patineur sauf en cas de chute. «En perdant l'équilibre, Mathieu a ralenti et le relais s'est effectué environ deux mètres dépassé la ligne d'arrivée», explique Thibault. Guilmette, le dernier patineur canadien, a donc effectué quelques mètres de moins que les deux derniers tours.
«Le règlement n'est pas toujours appliqué à la lettre, mais les officiels nous ont sanctionnés, a poursuivi Thibault.» Turcotte abondait en ce sens: «Les officiels auraient pu être plus cléments...»
Une chute aurait été plus souhaitable
«Il aurait été préférable pour nous que Mathieu chute, ajoute l'entraîneur de 39 ans. Nous n'aurions pas été disqualifiés et les Britanniques n'auraient pas pu nous dépasser en raison de notre forte avance.» Thibault aimerait que ce règlement soit amendé pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. C'est pourquoi il entend demander à sa Fédération d'exercer des pressions auprès de l'ISU. «C'est un règlement un peu inutile puisque nous n'avons pas bénéficié d'un avantage indu. Nous avons simplement été victimes d'une malchance.»
«Je n'ai pas pensé à ce règlement du tout, confie Turcotte. J'avais l'impression qu'il restait beaucoup plus de tours. C'est la première fois en quatre ans que nous sommes disqualifiés.»
Une compassion internationale
Les Canadiens ont reçu les encouragements des Coréens et des Chinois, les deux autres puissances de la discipline. «Ils (Chinois, Coréens et Italiens) préfèrent que nous participions à la finale, estime Thibault, parce qu'ils veulent gagner en nous battant. La finale du relais sera moins relevée en raison de notre absence.»
Quant aux filles, elles se sont aisément qualifiées pour la finale en terminant deuxième de leur demi-finale. Seules les Chinoises les ont devancées alors que les Canadiennes ont terminé devant les Japonaises et les Allemandes.
| Résultats - 500 m - Messieurs |
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| Résultats - 500 m - Dames |
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