De la patinoire à l'anneau

Mathieu Giroux Mathieu Giroux   © PC/Darryl Dyck

Un mois et demi, c'est ce qu'il a fallu à Mathieu Giroux pour faire sa place sur l'équipe nationale de Coupe du monde en patinage de vitesse longue piste.

Ses succès impressionnants aux sélections nationales convainquent le Québécois Mathieu Giroux de délaisser le patinage courte piste pour le longue piste.

Il faut dire que le Québécois est un habitué de la longue lame après quatre années au sein de l'équipe canadienne de courte piste. Mais des blessures récurrentes aux chevilles depuis les deux dernières saisons l'ont poussé à essayer le longue piste.

Toutefois, quand il a pris sa décision à l'automne, il ne s'attendait pas à ce que le succès lui sourît aussi rapidement.

Aux sélections nationales de longue piste entre Noël et le jour de l'An, à Richmond, en Colombie-Britannique, Giroux a surpris en prenant le 3e rang au 10 000 m, ce qui lui a ouvert les portes du circuit mondial.

Il n'en fallait donc pas plus pour qu'il troque la patinoire pour l'anneau de 400 mètres.

« J'avais participé à des Coupes du monde courte piste en 2006-2007 où ça s'était quand même bien déroulé (NDLR: il avait obtenu une médaille de bronze au 1000 m et des médailles d'or et d'argent au relais). Par la suite, je me suis encore blessé cinq ou six fois et ma dernière blessure est survenue en septembre. C'est là que j'ai décidé de tenter ma chance en longue piste, une idée que j'avais en tête depuis environ un an. En longue piste, les virages sont moins serrés et c'est moins exigeant pour les chevilles », a expliqué le Montréalais.

Savoir s'adapter

Giroux prendra donc part à sa première Coupe du monde à Erfurt, en Allemagne, à compter du 30 janvier. Outre le 10 000 m, il devrait aussi s'aligner aux 1500 et 5000 m.

Une autre adaptation pour le patineur de 22 ans habitué à de plus courtes distances sur courte piste.

« En courte piste, mes forces étaient dans les longues distances et d'aller en avant du peloton pour imposer mon rythme. J'aime la souffrance et ça en prend pour faire des courses de 5000 m et 10 000 m, a-t-il lancé. Un autre avantage qui vient du courte piste, c'est que je sais bien virer. »

Giroux devra aussi s'habituer à un nouvel environnement puisqu'il ne s'entraînera pas à l'anneau de glace Gaétan-Boucher, à Sainte-Foy, mais plutôt sur l'anneau olympique de Richmond.

« J'aurais aimé m'entraîner au Québec, mais les conditions sont loin d'être évidentes. C'est peut-être pour cette raison qu'il n'y a pas beaucoup de Québécois dans les épreuves de longue distance », a confié Giroux.

Vrai qu'il n'y a pas grand-chose d'invitant à patiner un 10 000 m à moins 20 degrés Celsius.