Canadien saison 2013, au jeu!

Ryder, sans rancoeur

Michael Ryder

TORONTO - Les derniers souvenirs de Michael Ryder dans l'organisation du Canadien ne sont pas ses meilleurs. L'attaquant nouvellement acquis l'avoue sans détour.

Dans une saison 2007-2008 magique pour le Tricolore, Ryder était le mouton noir : 31 points en 70 matchs, soit la pire production de sa carrière. Son jeu était si peu inspiré qu'il n'a disputé que 4 des 12 matchs éliminatoires du CH cette année-là. Et les avions en papier qu'il lançait du haut de la passerelle de presse à Philadelphie n'ont guère aidé sa réputation.

« Je ne dirais pas que ça s'est fini en bons termes, mais il y a eu beaucoup de changements dans l'organisation depuis, a indiqué Ryder, mercredi, pendant qu'une quinzaine de ses nouveaux coéquipiers du CH participaient à un entraînement optionnel. Des choses se sont passées, mais tu ne peux pas garder de rancoeur contre une organisation. Il n'y a pas de rancoeur. »

Le Canadien qu'il a connu à l'époque a drôlement changé. Il retrouve certes des visages connus en Carey Price, Josh Gorges et Tomas Plekanec, mais n'a jamais eu affaire à Marc Bergevin, Rick Dudley et autres Larry Carrière.

Il a toutefois connu Michel Therrien, mais c'était le temps de 19 matchs avec les Citadelles de Québec en 2000-2001. L'entraîneur-chef du Canadien considère donc qu'il rencontre une nouvelle personne.

« Les gens mûrissent, a mentionné Therrien. Mais il a une passion pour le hockey. Et ça, ça ne change pas. Il a gagné la Coupe Stanley, c'est un gagnant, il a appris à jouer de la bonne façon. C'est un avantage pour lui. »

Un retour de deux mois?

À Montréal, Ryder viendra appuyer un avantage numérique correct (11e, 18,9 % avant le match du soir contre les Leafs), mais qui pourrait gagner en efficacité avec l'ajout d'un autre attaquant droitier, en plus de Brian Gionta et Brendan Gallagher. Avec ses 14 points, il devenait immédiatement le meilleur marqueur de l'équipe, à égalité avec Max Pacioretty.

Ryder ne s'est pas entraîné mercredi puisqu'il est arrivé au Centre Air Canada en fin d'avant-midi, après avoir passé le matin dans les aéroports.

« Ça a été une journée chaotique avec le voyagement. Je vais faire mon examen médical et essayer de me reposer », a-t-il mentionné, avant de préciser que son alarme a sonné à 4 h, pour un vol à 6 h.

Le contrat de Ryder vient à échéance à l'issue de la présente saison. Son retour à Montréal pourrait bien durer seulement deux mois, mais Ryder n'est pas rendu là.

« On dirait que je suis toujours en mouvement. En tant que joueur autonome, j'ai eu une seule longue entente et c'était à Boston (trois ans). Qui sait ce qui va se passer? La saison est courte. Je vais travailler fort et on verra. Je vais essayer d'aider cette équipe à gagner la Coupe. »

Son vieux numéro

Comme à l'époque, Ryder retrouvera son numéro 73, que Brendan Gallagher lui a cédé. Gallagher portera le numéro 11 qu'il arborait dans les rangs juniors.

« Un préposé à l'équipement m'a appelé ce matin (mercredi) pour me demander si je voulais lui donner mon numéro. Je lui ai dit : aucun problème », a raconté Gallagher.

À quel prix lui a-t-il vendu?

« Je ne suis pas difficile, tant que c'est écrit Rolex sur la montre! », a lancé la recrue à la blague.

Le fait d'offrir son numéro à un coéquipier semble bien anodin, mais pour Gallagher, ce geste fait partie d'un code que les recrues doivent respecter.

« J'ai beaucoup de respect pour ce que les vétérans ont fait dans cette ligue. Avec de petites choses comme ça, je n'ai aucun problème à lui redonner son numéro et je souhaite qu'il en fasse quelque chose de bien. »

Gallagher s'est permis une dernière boutade avec les journalistes.

« Je me sens mal pour les trois amateurs qui ont acheté mon chandail. Ils auront simplement à changer le nom pour Ryder! »