Leblanc, Kreider, même combat

Chris Kreider Chris Kreider  Photo :  PC/AP Photo/Frank Franklin II

Un choix de 1er tour en 2009 qui a vite fait sa marque l'an passé, mais qui traverse des moments difficiles cette saison. Non, on ne parle pas de Louis Leblanc.

Il est plutôt question de Chris Kreider. L'espoir des Rangers vit le même désenchantement que Leblanc cette saison, mais à une échelle moindre. Il a au moins la « chance » de le vivre dans la Ligue nationale.

L'an passé, Kreider était un de ces héros inattendus des séries magiques des Rangers, finalistes d'association. Arrivé de Boston College au début des séries, sans avoir disputé un seul match de saison dans la LNH, l'Américain a inscrit 5 buts en 18 rencontres, dont le filet gagnant dans le sixième match de la série de premier tour à Ottawa, dans une victoire qui a permis aux Rangers d'éviter l'élimination.

« C'était toute une expérience, c'était fou. Ça a commencé trop vite et ça a fini trop vite », raconte Kreider à ce sujet, samedi matin, à quelques heures du duel entre le Canadien (11-4-2) et les Rangers de New York (8-6-2).

Mais la folie a fait place à des moments plus difficiles pour le jeune homme de 21 ans. En 34 matchs dans la Ligue américaine, il a tout juste réussi à égaler son total de buts des dernières séries, et s'est contenté de 12 points.

Et à la reprise après le lock-out, ce n'était guère mieux. Ralenti par une blessure à un pied, il a inscrit deux points en neuf rencontres et a même été brièvement renvoyé au Whale du Connecticut, avant que la blessure à Rick Nash ouvre la porte à son rappel.

Des attentes à gérer

« Il a beaucoup à apprendre et ce n'est pas une critique. Les gens s'emballent trop rapidement. C'est un jeune joueur qui en est à ses premiers pas dans la LNH. En tant qu'organisation, nous devons être très prudents avec nos jeunes. Il a beaucoup de potentiel », estime l'entraîneur-chef des New-Yorkais, John Tortorella, à son sujet.

Comme bien des entraîneurs, Tortorella aime parler de « processus » lorsqu'il est question d'espoirs. Ce même terme est revenu dans les propos de Kreider lui-même.

« Quand tu commences, tu as plus de marge de manoeuvre, les attentes ne sont pas aussi élevées, tu as plus de liberté, explique le gaillard de 1,91 m (6 pi 3 po). Ensuite, une fois la poussière retombée, tu dois penser davantage à ton jeu défensif, apprendre le système. C'est un processus et je l'apprends. »

Samedi soir, Kreider remettra les pieds là où ce long processus s'est amorcé. Le 26 juin 2009, à Montréal, les Rangers annonçaient son nom à l'estrade au 19e rang. Au moment même où les « Louis, Louis » résonnaient encore dans le Centre Bell pour Leblanc, réclamé un rang plus tôt par le Canadien.

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