Canadien saison 2013, au jeu!

Un autre obstacle pour Desharnais

David Desharnais David Desharnais  Photo :  PC/David Duprey

Depuis son arrivée dans l'organisation du Canadien, David Desharnais n'a jamais amorcé un camp d'entraînement avec des tonnes de pression. C'était vrai jusqu'à cette année.

Habitué à jouer les intrus, à bousculer les hiérarchies pour se tailler une place malgré sa petite taille, Desharnais s'est retrouvé dans une situation peu commune cette année : il s'est présenté au camp à titre de premier centre. Mais jusqu'ici, ses statistiques ne reflètent pas celles d'un attaquant du premier trio : deux passes en six matchs, et seulement trois tirs au but.

Pour Michel Therrien, la pression y est pour quelque chose.

« Ça arrive dans une saison que des joueurs se cherchent, pensent un peu trop, se mettent une pression additionnelle, a expliqué l'entraîneur-chef du Canadien à l'issue de l'entraînement de vendredi. Mais j'ai confiance en David, il a toujours connu du succès, il a fallu qu'il se batte pour connaître du succès, c'est le cheminement de sa carrière. Il a beaucoup de mérite de jouer dans la LNH, personne ne lui a rien donné.

« Il semble se mettre un peu trop de pression. Mais c'est un battant. Et les battants, dans l'adversité, sont capables de surmonter les obstacles. »

On pourrait aussi avancer que les équipes adverses consacrent davantage de ressources que l'an passé pour contrer l'unité qu'il forme avec Erik Cole et Max Pacioretty (actuellement blessé). Mais Desharnais rejette cette explication.

« Je suis capable de jouer au hockey quand même!, a-t-il rappelé. Tous les premiers trios des autres équipes sont surveillés attentivement, mais ils trouvent des moyens de produire. Je dois me regarder dans le miroir au lieu de parler des autres joueurs qui me surveillent. C'est à moi d'élever mon jeu. »

Un trio lent à démarrer?

Erik Cole traîne la réputation d'un joueur aux débuts de saison difficiles. Se pourrait-il que Desharnais vive la même situation?

Le petit Québécois se rassure justement en repensant à l'an passé.

« C'est peut-être moi qui ne suis pas assez réveillé, mais ça fait seulement six matchs. Si je regarde mes statistiques de l'an dernier, c'était possiblement semblable. »

Après vérification, les deux débuts de saison se ressemblent bel et bien. Après six matchs la saison dernière, Desharnais comptait un but et deux passes, avec un différentiel de -1, malgré un temps d'utilisation supérieur à ses 16 min 6 s de cette saison. Son total de point était même resté figé à trois jusqu'au neuvième match. Ce départ ne l'avait pas empêché de boucler la saison avec 60 points en 81 matchs.

Mais les statistiques passées ne valent plus rien, croit Desharnais.

« C'est un nouveau départ pour tout le monde. Si tu ne joues pas bien, tu vas te retrouver sur le banc. C'est de cette façon qu'on connaîtra du succès. Je dois gagner mon temps de glace. »